01 septembre 2010 - 11:22 |

La hausse des prix du blé fait grimper les prix des aliments

L’Indice FAO des prix alimentaires affiche une hausse de 5 % en août

(01/09/2010) La hausse des prix du blé a fait grimper de 5% les prix mondiaux des aliments au mois d’août, soit l’augmentation la plus marquée d’un mois sur l’autre observée depuis novembre dernier, annonce la FAO dans un communiqué.

L’Indice FAO des prix alimentaires (FFPI) avoisinait les 176 points le mois dernier, soit une progression de près de 9 points par rapport à juillet, a indiqué la FAO dans sa dernière mise à jour sur la situation mondiale de l’offre et de la demande de céréales. La hausse de 5 a porté l’Indice à son plus haut niveau depuis septembre 2008, même s’il reste inférieur de 38 à son record de juin 2008.

Cette envolée de l’Indice FAO traduit essentiellement la hausse brutale des cours internationaux du blé au lendemain de la grave sécheresse qui a sévi en Fédération de Russie, et les restrictions d’exportations de blé qui ont suivi. Mais elle s’explique aussi par la hausse des prix du sucre et des oléagineux.

Production céréalière mondiale

Selon le dernier rapport de la FAO, les prévisions de la production céréalière mondiale de 2010 ont été revues à la baisse pour s’établir à 2 238 millions de tonnes (Mt), soit 41 Mt de moins que les estimations de juin.

Toutefois, même à ce plus faible niveau, la production céréalière de 2010 serait la troisième récolte la plus importante jamais enregistrée, et resterait supérieure à la moyenne sur cinq ans. Parmi les principales céréales, l’essentiel de la réduction serait dû au blé, compte tenu des pertes de récolte des principaux producteurs de la CEI dues aux conditions météorologiques défavorables.

Selon les prévisions actuelles, l’utilisation mondiale de céréales dépasserait légèrement la production en 2010/11, ce qui porterait à une contraction de 2 des stocks mondiaux de clôture par rapport à leurs niveaux d’ouverture record sur 8 ans, et à une légère baisse du rapport stocks-utilisation. A 23 , toutefois, ce rapport demeurerait nettement supérieur aux 19,5 % de la période de crise 2007/08.

Production de blé

Depuis la dernière mise à jour de la FAO datant du 4 août, l’estimation de la production mondiale de blé de 2010 a été revue à la baisse et s’établirait à 646 Mt, en recul de 5 % par rapport à 2009, mais néanmoins le troisième meilleur résultat jamais atteint. Ces chiffres traduisent une nouvelle révision à la baisse des estimations de la récolte de cette année en Fédération de Russie à 43 Mt (contre 48 Mt en août), contrebalançant les meilleures récoltes prévues dans divers autres pays, dont les Etats-Unis et la Chine.

Les prévisions des stocks mondiaux de blé à la clôture des campagnes s’achevant en 2011 ont également été revues à la baisse, passant à 181 Mt, soit un recul de 9 par rapport à leur niveau d’ouverture record sur 8 ans. Le rapport stocks-utilisation du blé en 2010/11 est estimé à 27 , en recul de 3 par rapport à la campagne précédente, mais encore supérieur de 5 au record négatif de 30 ans atteint en 2007/08.

Des marchés des céréales secondaires et du riz plus équilibrés

La production de céréales secondaires devrait atteindre 1 125 Mt, soit une baisse de 6 Mt par rapport aux prévisions de juin, mais un chiffre légèrement plus élevé que celui de 2009 et le deuxième meilleur résultat. La production de maïs est destinée à atteindre un record absolu de 845 Mt, grâce aux récoltes exceptionnelles en Chine et aux Etats-Unis.

En revanche, la production mondiale d’orge devrait reculer de 22 % pour tomber en 2010 au résultat le plus bas jamais atteint en 30 ans de 129 Mt, qui s’explique essentiellement par une forte baisse de la production dans la CEI et l’UE due aux conditions météorologiques néfastes.

Les prévisions concernant la production mondiale de riz de 2010 ont également été révisées à la baisse et s’établissent désormais à 467 Mt. Ce chiffre est inférieur de 5 Mt aux prévisions de juin mais demeure supérieur de 3 % au résultat de 2009, et reste néanmoins un record historique. Cette révision s’explique en grande partie par les inondations au Pakistan, mais aussi par la baisse des estimations en Chine, en Egypte, en Inde, au Laos et aux Philippines.

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