02 juin 2016 - 12:30 |

Nouvelles propositions en faveur des broyeurs locaux de cacao en Côte d'Ivoire

Le gouvernement ivoirien aurait décidé d'accorder un allègement fiscal allant de FCFA 40 à 70 le kilo de cacao aux broyeurs locaux afin d'inciter à une  transformation accrue dans le pays.  Cette décision doit maintenant être discutée avec le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, la Côte d'Ivoire voulant bénéficier d'un nouveau programme de soutien financier auprès de ces institutions.

D'autre part, le Conseil du café-cacao (CCC) a décidé de porter à 60% contre 50% actuellement la part des volumes récoltés durant la campagne intermédiaire en cours (avril à septembre) à ces mêmes broyeurs locaux. Le CCC qui devrait, par ailleurs, proposer un système de ventes aux enchères réservées à ces derniers.

Rappelons que le pays, premier producteur et premier transformateur mondial de fèves de cacao, ne broie actuellement qu'un tiers de sa production. Or, les autorités veulent porter ce pourcentage à 50% mais cela fait deux ans que des discussions sont en cours entre les opérateurs et le CCC pour tomber d'accord sur un schéma viable.

"Nous estimons les investissements nécessaires pour accroître la capacité des 30-35% actuels à 50% entre 2016 et 2020 à FCFA 500 milliards" (€ 760 millions), précise à Reuters un responsable du ministère des Finances qui a requis l'anonymat. "Des sociétés déjà installées dans le pays sont prêtes à le faire et de nouvelles sont intéressées, mais ils attendent que le cadre fiscal soit connu."

Actuellement, les 12 broyeurs locaux ont une capacité installée de 720 000 t (sur une production estimée à 1,69 million de tonnes sur 2015/16), mais la plupart ne fonctionne qu'à 60 ou 80% de leurs capacités. Les plus importants sont le suisse Barry Callebaut, le singapourien Olam, l'américain Cargill et le français Cemoi.

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