02 août 2019 - 17:39 |

Remise en cause de la production d’arachide en Gambie

Serait-ce la fin de la production d’arachides en Gambie ? Il se pourrait bien. Mercredi dernier, des experts gambiens ont plaidé pour un changement de culture de rente dans le pays et proposent de se tourner vers le coton, le sésame ou la noix de cajou car la valeur de l’arachide sur le marché international a considérablement diminué, souligne Xinhua.

La faible rentabilité de l’arachide est le résultat d’une faible productivité dont le responsable n’est autre que le changement climatique.  La raison première en est le facteur climatique, car les précipitations n’arriveraient pas à temps ». La comparaison est éloquente, avant les années 1990, il tombait en moyenne 1000 millilitres par an dans le pays, alors que certaines régions ne bénéficient à présent de que 800 millilitres, une quantité trop faible pour produire de l’arachide.

Le coton et le sésame semblent éveiller davantage d’intérêts que la noix de cajou. "Le coton devrait être revitalisé afin de donner plus d'incitations économiques aux agriculteurs gambiens. Une autre culture qui pourrait être introduite et qui pourrait être transformée ici localement pour notre consommation est principalement la culture de sésame", souligne Sidat Yaffa, conférencier spécialisé dans le domaine de l’agriculture et spécialiste du changement climatique.

Rappelons qu’environ 80% des 2 millions de Gambiens dépendent de l'agriculture pour leur nourriture et leurs revenus. L’agriculture représente 21 % du PIB du pays. Ce dernier compte 558 000 hectares de terres arables de très bonne qualité, dont seulement 200 000 hectares sont actuellement sous production agricole pluviale témoigne le ministère de l’Agriculture gambien. Par ailleurs, le pays a actuellement le potentiel de produire 250 000 tonnes d’arachides et 40 000 tonnes de sésame, mais ne bénéficient pas d’usine moderne pour mettre en valeur ces produits.

Filières: 
Secteurs: 

Publicité

Votre publicité sur notre site

En savoir +