02 septembre 2021 - 18:27 |

Le tilapia au menu des préoccupations ivoiriennes

Quasiment tout le poisson d’élevage consommé en Côte d’Ivoire est importé. Et c’est particulièrement le cas du tilapia du Nil, appelé communément « carpe », très apprécié des Ivoiriens tant au niveau de la production que de la consommation, a-t-il été rappelé hier à Abidjan lors de l’atelier de validation et vulgarisation de l’analyse de la chaîne de valeur dans le cadre du programme ‘’Fish4ACP’’ lancé en janvier par la FAO et le ministère des Ressources animales et halieutiques (Mirah), sur financements européen (€ 41 millions) et allemand. Une cinquantaine d’acteurs de la filière ivoirienne a participé aux travaux.

Avec une production annuelle de 3 200 tonnes (t), le tilapia du Nil -communément appelé carpe- est la principale espèce de poisson élevée en Côte d’Ivoire, souligne la FAO. Pourtant, la production aquacole totale de 4 500 t par an représente moins de 1% de la demande nationale estimée à 577 000 t, tout le reste étant importé.

C’est donc pour développer la filière que ce projet Fish4ACP a été lancé en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays ACP puisqu’il s’agit. « Le tilapia est une source d’approvisionnement abordable et sûr en protéines animales, tandis qu'une chaîne de valeur du tilapia plus forte peut créer des emplois et fournir une opportunité de revenus pour la population rurale » avait souligné en janvier le ministre Moussa Dosso lorsqu’il avait lancé avec la FAO ce programme Fish4ACP.

Notons que la consommation totale de poisson en Côte d’Ivoire est estimée par la FAO à 650 000 t. De ce total, 110 000 t proviennent de poissons locaux dont 4 500 t d’aquaculture. Il existerait environ 1 000 fermes aquacoles de tilapia qui produisent de façon extensive en moyenne 3 t par ferme. A noter, toujours selon la FAO, que l’aquaculture est développée eu 1 200 ha en Côte d’Ivoire.

Secteurs: 
Matières premières: 
Non
Énergies renouvelables: 
Non

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