02 octobre 2013 - 00:00 |

Une certification panafricaine des bois légaux, une solution aux rivalités FSC-PEFC ?

L’harmonisation, nœud du bois

(02/10/2013)

Sur une proposition de l’Allemagne et du Brésil, un nouveau comité de projet international (ISO/PC) intitulé Chain of custody of forest based products – Requirements vient de voir le jour, annonce l’Association technique internationale des bois tropicaux (ATIBT) dans sa dernière lettre d’information. En effet, alors que deux certificateurs, FSC et PEFC, se concurrencent sans se reconnaître, les industries de transformation du bois, quant à elles, auraient besoin d’un outil harmonisé. En revanche, note l’ATIBT, les propriétaires et les exploitants forestiers étaient opposés à cette démarche car ils craignent la banalisation d’un plan de gestion durable qu’ils ont eu beaucoup de peine à mettre en place.

A l’heure du Règlement bois de l’Union européenne (RBUE) et de l’obligation de n’importer dans l’UE que du bois légal (et donc nécessairement certifié…) qui en découle, on constate le manque de normes harmonisées en la matière et l’absence de référence à une certification privée.

A noter qu’en août dernier, une réunion s’est tenue à Paris, à l’Ambassade du Congo en présence du ministre de l’Economie forestière et du développement durable du Congo, Henri Djombo, regroupant notamment des représentants de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), la Commission économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC), la Commission des forêts d’Afrique centrale (Comifac) et du Programme de reconnaissance des standards de certification Forestière (PEFC). Il s’agissait de réactiver les échanges sur le Panafrican Forest Certification (PAFC) et de formuler des propositions concrètes visant la relance de ce processus en Afrique.

Le sujet de la certification et du Plan d’action Flegt, lié au RBUE, sera largement au menu du prochain Forum sur le développement durable de la filière bois du bassin du Congo, qui se tiendra à Brazzaville les 21 et 22 octobre prochain organisé par l’ATIBT. Il y sera évoqué également les questions relatives à la transformation plus poussée en Afrique des bois, le développement des plantations et l’évolution des marchés.

« La tendance à la perte nette des forêts dans le Bassin du Congo entre 2000 et 2010 a diminué considérablement par rapport au Bassin amazonien et à l’Asie du Sud-Est », rappelle Ralph Ridder, patron de l’ATIBT. « Néanmoins, cette tendance africaine pourrait changer dans les années à venir. En effet, avec l’arrivée des agro-industries, assurer des marchés pour les produits légaux et certifiés n’a jamais été aussi crucial et ce, afin d’éviter une conversion des forets tropicales naturelles en terres agricoles. »

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