03 mai 2010 - 23:36 |

L’ONU tire la sonnette d’alarme sur la crise alimentaire au Niger

Elle pourrait être plus grave que celle de 2005


(30/04/2010) La crise alimentaire que traverse le Niger est d’ores et déjà plus grave que celle de 2005, mais le pays est mieux préparé qu’alors pour y faire face, en partie grâce à une meilleure coopération du gouvernement, ont estimé le 28 avril les Nations unies.
John Holmes, secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des affaires humanitaires, s’exprimait au terme de sa visite au Niger, où au moins 7,8 millions d’habitants, soit près de 60% de la population, seront menacés de graves pénuries alimentaires cette année.
”A mon avis, la crise alimentaire est plus grave, mais le bon côté des choses, c’est que l’on tire la sonnette d’alarme plus tôt et que nous sommes mieux préparés qu’en 2005”, a-t-il dit. Ajoutant que ”Le gouvernement est extrêmement coopératif et n’est pas dans le déni, comme c’était le cas pour l’administration d’alors (en 2005)”. Cette année-là, le président en place, Mamadou Tandja, avait minimisé l’ampleur de la crise jusqu’à ce que la couverture médiatique de la crise alimentaire rende sa position intenable. La junte militaire, qui a renversé Tandja en février, a rapidement revu la position officielle, allant même jusqu’à parler de famine, terme que la plupart des ONG caritatives n’utilise pas pour le moment.
Après un déficit de pluies l’an dernier, la production agricole et les troupeaux ont fortement souffert et l’Onu prévoit que dix millions d’habitants, à travers le Sahel, vont être confrontés à des pénuries alimentaires. L’Onu a dit n’avoir réuni à ce jour auprès des donateurs internationaux qu’un tiers des $190 millions nécessaires pour un plan d’action humanitaire d’urgence destiné au Niger.
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