03 mai 2012 - 00:00 |

Remous dans la filière cotonnière au Bénin

La transparence, la confiance et la sérénité ne sont pas de mises dans la filière coton au Bénin. Depuis quelques semaines, la filière est grandement secouée. Le 27 avril, Patrice Talon, le président du Comité de contrôle de gestion de la centrale de sécurisation de paiement et de recouvrement (CSPR),  était libéré, provisoirement, après 24 heures de garde à vue. Le président du CSPR ainsi que trois de ses proches collaborateurs, le secrétaire permanent de l’Association interprofessionnel de coton (AIC), Narcisse Djègui, l’administrateur de la CSPR, Bruno Roger Lokossou et le responsable de SOTICO , ont été mise en cause pour leur gestion des FCFA 12 milliards de la subvention des intrants coton de la campagne 2011/2012.
Le 10 avril, le gouvernement décide de chargée une commission internationale indépendante, composée d’experts de la BCEAO, de la BOAD, du CiLSS, de l’UEMOA et autres, de faire le point sur la gestion de la filière coton. Le rapport des experts remis fin avril conclut notamment à un manque de transparence dans l’évaluation de la production, un manque de cohérence dans la gestion des subventions au regard du différentiel entre le montant des subventions et les superficies ensemencées (écart estimé à près de 22 000 tonnes, soit FCFA près de 4 milliards), à des conflits entre entités publiques et partenaires privés et à la mainmise de l’AIC sur la filière coton.
Un rapport qui a fait l’objet de plusieurs Conseils des ministres extraordinaires, qui se sont conclus le 29 avril par la reprise en main par l’Etat de la filière coton et à la suspension de l’accord cadre qui liait l’Etat et l’AIC Le Conseil des ministres a abrogé le décret n°99-537 du 17 novembre 1999 portant transfert au secteur privé de la responsabilité de l’organisation des consultations pour l’approvisionnement en intrants agricoles. Parallèlement, une « Autorité nationale de suivi et de contrôle de la filière coton » avec des démembrements dans les départements et dans les communes, gérée par la Sonapra, a été mise en place ainsi qu’un comité interministériel, chargé de réfléchir sur le cadre intégré du secteur cotonnier béninois.
Les priorités sont à la mise en place des intrants pour le démarrage de la campagne 2012/13, la détermination du prix d’achat au producteur et le montant des subventions.

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