04 août 2014 - 00:00 |

Ouverture du Sommet Etats-Unis-Afrique

Ce n’est pas moins de $ 900 millions de contrats que l’administration Obama attend voir découler du tout premier sommet Etats-Unis- Afrique qui ouvre aujourd’hui ses portes à Washington, le US-Africa Leadership Summit.

Une cinquantaine de 50 délégations était attendue dans la capitale américaine, le Sommet devant mettre en exergue la pertinence de baser les relations bilatérales non plus tant sur l’aide que sur le commerce et les affaires, a souligné le président Barack Obama lors d’une conférence de presse vendredi 1er août. A noter que les chefs d’Etats de la Sierra Leone et du Liberia avaient déjà annoncé le 31 juillet devoir annuler leur voyage à cause de l’épidémie d’Ebola qui sévit actuellement dans toute l’Afrique de l’Ouest et en particulier dans leur pays.

Un sommet destiné à renverser l’impression donnée jusqu’à maintenant selon laquelle l’Afrique n’était guère prioritaire pour les Etats-Unis et le président Obama en particulier. Selon l’agence Bloomberg, le président américain a davantage donné la priorité jusqu’à maintenant à la consolidation des liens avec l’Asie, la résolution des crises et conflits en Afrique du Nord et au Proche-Orient, à essayer de sortir des guerres en Irak et en Afghanistan et, plus récemment, à mener un bars de fer avec Moscou.

Jusqu’à maintenant, Barack Obama a lancé, lors de sa dernière tournée en Afrique l’année dernière, son programme Power Africa de $ 7 milliards destinés à doubler l’accès à l’électricité de pays tels que le Ghana, le Liberia, le Nigeria, la Tanzanie, l’Ethiopie et le Kenya. L’accord commercial Agoa (Africa Growth and Opportunity Act) avec 49 pays africains, signé en 2000, devrait être renouvelé l’année prochaine. Il représente des importations aux Etats-Unis d’une valeur de $ 26,8 milliards en 2013, quatre fois le niveau de 2001. A noter que 86% de ces importations sont du pétrole avec le Nigeria en première position avec $ 11,7 milliards, suivi par l’Angola avec $ 8,7 milliards.

De son côté, les Etats-Unis ont exporté pour $ 24 milliards de biens en Afrique l’année dernière, en hausse de 6,9% par rapport à 2012 et de 250 par rapport à 2003. Ceci dit, l’Afrique ne représente que 1,5 des exportations totales américaines et 1,7% de ses importations. L’administration Obama veut simplifier l’accord et mettre l’accent sur la production en Afrique en ouvrant des opportunités d’investissements pour les sociétés américaines.

Les Etats-Unis entendent aider l’Afrique à résoudre des problèmes structurels de production comme l’accès à l’énergie, une infrastructure plus développée et s’assurer que les produits agricoles exportés soient conformes aux normes.Le président Obama a annoncé samedi 2 août que l’Agence américaine pour le développement international (USAID) investira $ 38 millions dans 4 centres régionaux de leadership qui devraient former des milliers d’Africains. Des entreprises américaines et africaines ont rejoint l’initiative, notamment Master Card avec $ 10 millions d’engagements sur 5 ans.

Le climat au cœur de la problématique bilatérale agricole

Aujourd’hui 4 août devrait être signé le document intitulé Resilience and Food Security in a Changing Climate”. Il s’agit de souligner le lien entre les changements climatiques et la sécurité alimentaire, tout en mettant en exergue la coopération afro-américaine notamment dans el cadre de la Global Alliance for Climate-Smart Agriculture ainsi que Feed the Future.

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