04 octobre 2009 - 00:00 |

Le Rendez-Vous Matières du Jeudi

Evolution contrastée avec le cacao, le sucre et le thé toujours au sommet

(02/10/09)

BOIS Le marché d’Afrique de l’Ouest et du Centre est toujours aussi calme, sans reprise de la demande en Europe. Si les prix des grumes et de sciages globalement évoluent peu, l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) note quelques légers ajustements sur un nombre limité d’espèces dont le volume d’échange est généralement faible. Une exception : les grumes d’Okoumé où l’on observe une demande soutenue et des prix fermes, qui pourraient s’apprécier de € 5 dans le court terme. De même, pour les sciages d’Okoumé. Sur le marché des sciages, les producteurs et exportateurs estiment qu’il n’ y aura pas de grands changements au quatrième trimestre. Et quelques producteurs notent que l’Europe est un marché de moins en moins attractif car les acheteurs sont sous pression pour se procurer du bois certifié, mais les prix ne reflètent pas l’accroissement des coûts de production induit par la certification.

CACAO Les cours du cacao ont touché un plus haut le 1er octobre à Londres à £ 2 090 la tonne, tandis que New York affichait $ 3158 la tonne.
En Côte d’Ivoire, la campagne 2009/10 a démarré le 1er octobre. Elle s’ouvre alors que les prévisions de production seront au mieux comme au même niveau de l’année dernière, sûrement inférieures. Les estimations vont de 1 million de tonnes à 1,15 Mt. Soit en dessous du niveau atteint en 2008/09 à 1,19 Mt, lui même en recul par rapport à la campagne précédente (1,38 Mt). Les autorités donné un coup de pouce en augmentant le prix d’achat au producteur à FCFA 950 le kilo contre FCFA 700 en 2008/09 et en abaissant le Droit Unique de Sortie de 4,5% à FCFA 210 le kilo (FCFA 220 en 2008/09).
Le Cocobod du Ghana a signé le 25 septembre à Paris un prêt syndiqué d’un montant de $1,2 milliard pour le financement de la campagne cacaoyère 2009/10. Plus de 30 banques commerciales ont participé à l’opération avec Ghana International Bank, Natexis, Société Générale Corporate&Investment Banking et Standard Chartered Bank comme banques chef de file. Mais, la spécificité de cette facilité de pré-exportation est incontestablement l’entrée de la Banque Africaine de Développement (BAD), qui a joué un rôle de catalyseur des financements privés. De $100 millions, sa participation a été ramenée à S35 millions. C’est la première fois qu’elle a mise en œuvre sa Facilité de financement du commerce. Décidée en avril dernier pour faire face à la crise financière, cette facilité est dotée de $1 milliard.
Au Nigeria, les exportations sur 10 mois jusqu’au 31 juillet 2009 ont chuté de 6% à 4149 050 tonnes, par rapport à la même période l’année dernière, selon les statistiques de la Federal Produce Inspection Service (FPIS). Un montant qui pourrait être tout de même sous-estimé car certains exportateurs ne déclarent pas leurs embarquements dans les ports de Lagos et Caladar.
Au Cameroun, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture, Clémentine Ananga Messina, que le pays peut améliorer tant en quantité qu’en qualité sa production de cacao avec l’objectif de la doubler à moyen terme. Elle était de 210 000 tonnes en 2008/09. «Nous savons que cela ne sera pas facile, mais avec l’enthousiasme des gens pour retourner à la culture du cacao, nous allons commencer à injecter FCFA 5 milliards ($11 millions) chaque année». En outre, la route, longue de 62 kilomètres, entre Kumba dans la province du sud-ouest, le principal centre de commerce du cacao et le port de Douala a été inaugurée. Cet axe permet de diviser les temps de transport par 4.

CAFE les cours ont encore reculé cette semaine. Sur le marché aux enchères de Tanzanie, les cours se sont inscrits dans le sillage de New York en perdant en moyenne $ 3,52 par sac de 50 kilos.
Le Japon, troisième importateur mondial de café, s’est retiré de l’International Coffee Organization (ICO) depuis le 30 septembre 2009 arguant qu’il n’en tirait plus de bénéfice. Membre depuis 1964, le Japon estime en outre que son pays peut apporter une aide économique aux pays en développement producteurs de café par d’autres canaux.
Les exportations de café du Vietnam (octobre-septembre) en 2008/09 se sont élevées à 1,13 million de tonnes, soit une hausse de 15,8% par rapport à l’année dernière, selon le gouvernement.

CAOUTCHOUC Les cours du caoutchouc étaient orientés à la hausse en début de semaine avec l’appréciation des cours du pétrole. Ils gagnaient 3% le 1er octobre à 202,7 yens le kilo pour le contrat de mars.
Un pool d’analystes réunis par Reuters estime que les prix sur le marché de Tokyo devraient atteindre 190 yens le kilo à la fin octobre en raison de la fermeté du yen. Mais la baisse peut être contenue par une offre tendue dans les pays producteurs et par le maintien attendu de la demande chinoise. C’est moins que le mois dernier à 196,7 yens le kilo.
L’International Rubber Study Group (IRSG) prévoit que la consommation mondiale de caoutchouc naturel devrait baisser de 5,5% à environ 9,5 millions de tonnes en 2009. «Dans un scénario plus optimiste, dans lequel la croissance mondiale en 2010 retrouve son niveau de 2008, la consommation de caoutchouc serait entre 0,7 et 2,1% plus élevée que dans le scénario de base» souligne IRSG. L’organisation estime que la production mondiale devrait également diminuer à 9,4 M en 2009t, soit un recul de 4,8%.
La Malaisie, le troisième producteur mondial, a décidé d’une nouvelle taxe de 4 cents malaisiens le kilo sur les importations de caoutchouc, ainsi que sur les mélanges, destinées à la re-exportation. Cette taxe serait le signe que le gouvernement essaye d’enrayer sa dépendance vis-à-vis des importations et de soutenir la production nationale, qui est sur le déclin. La Malaisie a également augmenté sa taxe sur les exportations de caoutchouc naturel à 4 cents malaisiens le kilo contre 3,85 cents précédemment selon le Malaysian Rubber Board.

COTON Les cours du coton se sont appréciés en début de semaine pour ensuite se replier avec notamment l’appréciation du dollar et le recul des places boursières. Le contrat décembre a clôturé à 61,34 cents la livre le 1er octobre et celui de mars à 63,56 cents./
Dans son dernier rapport mensuel, l’International Cotton Advisory Comittee (ICAC) estime que la production mondiale devrait chuter de 300 000 tonnes, soit de 1%, à 23,1 millions de tonnes (Mt) en 2009/10, l’accroissement des rendements devraient compenser la chute des superficies. Avec la reprise de l’économie mondiale, la demande devrait progresser de 2% à 23,6 Mt. Des signes d’amélioration de la filature sont perceptibles en Chine, en Inde et au Pakistan. Selon l’ICAC, les exportations devraient croître de 5% en 2009/10 à 6,9 Mt. En revanche, les exportations américaines seraient en recul de 20% à 2,3 Mt tandis que celles de l’Inde devraient rebondir à 1,4 Mt.
En Chine, la production devrait chuter d’environ 10% pour s’établir à environ 7 Mt avec la baisse des superficies d’environ 10%. L’industrie estime que la baisse pourrait être plus importante car ces chiffres ne prennent pas en compte les conditions météorologiques en août qui ont endommagé les surfaces. La Chine a affiché sa volonté de poursuivre sa politique de soutien des prix.

SUCRE Les cours du sucre sont toujours sur leur trend haussier. Ils ont touché un plus haut de 28 ans le 1er octobre à £ 640,50 la tonne à Londres et 25,37 cents la livre à New York. Toujours en toile de fond, la forte demande indienne. Les yeux sont aussi rivés sur le Brésil où les fortes pluies pourraient compromettre la récolte.

THÉ Les cours du thé sur le marché aux enchères de Mombassa poursuivent leur ascension, le prix du Broken Pekoe Ones (BP1s) a atteint un nouveau record le 29 septembre. Le prix moyen est de $4,31 le kilo. Cependant, pour des qualités moindres les prix ont tendance à glisser avec une demande plus faible.
De janvier à août 2009, les exportations kenyanes de thé ont reculé de 11,6% en volume par rapport à la même période en 2008. En revanche, elles se sont appréciées en valeur de 13% à 43,1 milliards de shillings ($576,5 millions). Le Kenya Tea Board estime que les recettes en 2009 devraient progresser de 6% à 66 milliards de shillings.
Au Sri Lanka, la production a chuté de 5,1% en août, par rapport à août 2008, à 25,2 millions de kilos. De janvier à août 2009, la production a baissé de 18,7% à 181,9 millions de kilos.

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