04 octobre 2019 - 14:43 |

Agriculteurs et éleveurs de Paiko au Nigeria signent la paix

La paix est actée entre les agriculteurs et les gardiens de troupeaux de la communauté de Paiko, dans la région de Gwagwalada, au centre du Nigeria. En signant un mémorandum d’accord, ils adoptent une résolution pacifique et mettent fin aux affrontements qui touchent la communauté, souligne AgroNigeria.

Une paix provoquée par le président du Conseil, Alhaji Adamu Mustapha, afin de mettre fin aux incessants affrontements entre agriculteurs et éleveurs. "Et en écrivant l'accord de paix, il est maintenant clair que les dirigeants des deux côtés seront tenus pour responsables en cas d'atteinte à la sécurité dans la communauté", déclare-il. En conséquence, quiconque briserait la paix et violerait le traité serait passible de poursuites.

Rappelons que dans le Nord et dans le Centre du pays, Boko Haram a causé la mort de plus de 11 000 personnes entre 2010 et 2018. Il représente 15 % des violences du pays. La grande majorité de ces conflits réside entre les communauté locales et régionales. Les tensions ont considérablement détérioré les conditions de sécurité alimentaire dans ces régions du Nord du pays : 5 millions de personnes ont eu besoin d’une assistance alimentaire entre juin et août 2019. En effet, les conflits ont limité l’accès à la terre et causent de nombreuses pénuries. A ceci, il faut ajouter des pertes de récoltes dû aux épidémies et aux fortes pluies qui ont provoqués des inondations localisées.

L’insécurité a obligé 1,9 million de personnes à se déplacer à l’intérieur du pays, parfois dans des zones inaccessibles qui ne permettent pas l’intervention de l’aide humanitaire, ce qui aggrave davantage l'insécurité alimentaire. Par ailleurs, on compte 119 000 Nigérians déplacés au Niger et 108 000 réfugiés au Cameroun. Les conflits ont perturbé les flux commerciaux, faisant grimper les prix des céréales dans les zones touchées par les conflits, et cela malgré deux récoltes record en 2017 et 2018.

Ces tensions entre agriculteurs et éleveurs au centre et au sud du pays risquent de provoquer de nouvelles pertes importantes de bétail lors de la migration saisonnière aux mois de novembre et décembre. La paix signée à Paiko est un signe encourageant.

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