06 juillet 2011 - 10:50 |

Autorisation des OGM au Kenya depuis le 1er juillet

D’autres pays africaines pourraient suivre


(06/07/2011) Le Kenya est depuis le 1er juillet le quatrième pays d’Afrique à autoriser les Organismes génétiquement modifiées (OGM) après l’approbation des lois pour permettre leur production et leur importation. La première économie d’Afrique de l’Est suit ainsi l’Afrique du Sud, leader du continent sur la biotechnologie et exportateur majeur de maïs génétiquement modifié, ainsi que l’Egypte et le Burkina Faso, mais il se heurte à une résistance croissante de la part des lobbyistes.
Dans un avis juridique daté du 22 juin, la ministre de l’Enseignement supérieur, des sciences et de la technologie, Hellen Sambili, fixe au 1er juillet 2011, date à laquelle la loi entrera en vigueur et qu’elle mettait fin aux restrictions sur le maïs OGM et autres divers produits dans le pays. «Dans l’exercice des pouvoirs conférés par l’article 1 de la Loi 2009 sur la biosécurité, le ministre de l’Enseignement supérieur, des sciences et de la technologie fixe au 1er juillet la date d’entrer en vigueur de la loi ».
La loi permettra notamment au pays d’importer du maïs OGM, en particulier d’Afrique du Sud, et donc d’ouvrir son marché face à un déficit prévisible, estimé à 14,8 millions de sacs de 90 kilos pour 2011/12 en raison de la sécheresse (cfCommodafrica).
Mais les groupes de pression opposés aux OGM projettent de s’opposer à la loi. ”Nous allons organiser une manifestation à Mombasa d’ici à fin de cette semaine pour boycotter l’importation et la consommation d’OGM”, a déclaré Betty Mwasia de Telum Kenya, groupe de lobby qui défend l’agriculture biologique. “Nous envisageons également une injonction du tribunal pour arrêter les embarquements d’OGM» ajoute t’elle.
L’avis juridique précise qu’il est illégal d’exercer toute activité impliquant des OGM sans l’approbation écrite de la National Safety Authority.
D’autres économies africaines effectuent des recherches sur les cultures GM comme le maïs, le riz et le blé. C’est le cas notamment en Tanzanie, Ouganda, Malawi, Mali, Zimbabwe, Nigeria et Ghana. Cela pourrait constituer la première étape vers une adoption des OGM.

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