06 septembre 2010 - 13:51 |

Nouvelles émeutes de la faim au Mozambique

Vigilance sur les prix des denrées alimentaires au Cameroun

(06/09/2010) La police a tiré des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes le 2 septembre à Maputo, la capitale mozambicaine, pour disperser de nouvelles émeutes de la faim motivées par la hausse du prix du pain.
Depuis trois jours, les émeutes ont fait dix morts et plusieurs centaines de blessés. Après une accalmie de quelques heures, des pillages ont été signalés vendredi dans la banlieue de la capitale et les forces de l’ordre sont intervenues.
“Les émeutes ont repris dans les faubourgs de Maputo, à Benfica et Hulene. Les policiers tirent des balles en caoutchouc et des grenades lacrymogènes pour disperser les pillards”, a indiqué le porte-parole de la police, Arnaldo Chefo.
Des manifestations ont également éclaté à Chimoio, dans le centre du pays, à 760 km au nord de la capitale, où six personnes ont été blessées lorsque les forces de l’ordre ont ouvert le feu sur la foule, a indiqué l’agence de presse portugaise Lusa.
Au total, a indiqué le ministre de la Santé, Iivo Garrido, à Lusa, le bilan des trois jours d’émeutes s’établit à dix morts et 443 blessés. Ce sont les événements les plus graves observés depuis les “émeutes de la faim” de 2008. Ces violences, qui ont débuté mercredi, ont été causées par la hausse de 30% du prix du pain, qui s’ajoute à une flambée des prix de l’essence et d’autres produits de première nécessité. Environ 70% des Mozambicains vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Le gouvernement a fait savoir jeudi qu’il ne reviendrait pas sur le relèvement des prix. Le Mozambique est tributaire de ses importations en provenance d’Afrique du Sud, dont le coût a augmenté récemment en raison de la hausse du rand.
Les autorités camerounaises ont menacé vendredi de fermer les magasins qui violeraient les accords sur le prix des denrées de première nécessité, après plusieurs plaintes de groupes de défense des consommateurs. ”Nous avons envoyé des contrôleurs à travers tout le pays pour recenser les commerces qui augmenteraient en toute illégalité le prix des denrées de base”, a déclaré le ministre camerounais du Commerce, Luc Magloire Atangana Mbarga. “En cas d’infraction, nous demandons à ces contrôleurs d’être sans pitié, de fermer les commerces des contrevenants, de saisir la marchandise et si nécessaire d’infliger de lourdes amendes”, a-t-il ajouté.
Mercredi, les autorités ont saisi cinq tonnes et demie de sucre qui non seulement avaient été importées illégalement mais étaient vendues FCFA 850 le kilo, au lieu de FCFA 650, prix fixé par le gouvernement en janvier.

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