06 décembre 2011 - 09:02 |

La production africaine de café augmenterait d'un tiers en 5 ans

Renouvellement du verger, introduction de variétés plus résistantes et nouveaux débouchés devraient doper la caféiculture

(06/12/2011)

La production caféière africaine pourrait augmenter de 2 à 5 millions de sacs de 60 kg (Ms), soit environ d’un tiers, au cours des 5 prochaines années suite à la rénovation des vergers dans plusieurs pays et surtout au choix de plants plus résistants aux maladies comme la Batian, fortement demandée en Afrique de l’Est et centrale, a souligné Denis Seudieu, économiste en chef de l’Organisation internationale du café. Ce serait le cas notamment de l’Ouganda, du Kenya, du Cameroun et de la Tanzanie. Les rendements sont plus élevés. En outre, ces pays cherchent de nouveaux débouchés, ce qui devrait stimuler les planteurs. En Ouganda, deuxième producteur africain derrière l’Ethiopie, une large distribution de plants résistants aux maladies notamment de la pourriture, devrait contribuer à lui permettre de produire en 2010/11 3,15 Ms contre 2,7 Ms en 2009/10.

Rappelons que de nombreux planteurs africains se sont désintéressés du café dans les années 80 et 90 car les gouvernements d’alors ont libéralisé la filière, suivant pour nombre d’entre eux les politiques d’ajustement structurels. Des intermédiaires ont alors été introduits dans la filière, réduisant d’autant la marge revenant auparavant au planteur.

Selon les chiffres de l’Organisation inter-africaine du café (IACO), la production africaine a stagné aux alentours de 16 Ms ces cinq dernières années, mais a fait un bond à 18 Ms la campagne dernière. Ceci représente 13% du marché mondial contre 30% dans les années 80. La Côte d’Ivoire qui, à une époque, était le cinquième producteur mondial de café avec 4 à 5 Ms, est aujourd’hui au 11ème rang avec environ la moitié de la récolte d’alors. Mais une politique de relance est en cours.

Au Kenya, souligne la secrétaire général de l’IACO, Josefa Sacko, les intermédiaires ont été retirées et les planteurs devraient retirer un bénéfice plus grand en réalisant directement leurs transactions avec les acheteurs étrangers. Mais en matière de café africain, c’est l’Ouganda qui est la référence, estime Josefa Sacko.

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