07 septembre 2015 - 09:00 |
à Bénin

Six usines de transformation de produits agricoles au Bénin …

L’État béninois avec l’appui de l’Inde a achevé en 2013 la construction et l’installation de six usines de transformation de produits agricoles. L’exploitation de ces usines, initialement confiée au Groupe algérien NCA-ROUIBA, se renégocie avec la firme franco-indienne AIL afin de les rendre opérationnelles.

Du jus bientôt « Made in Benin » ?

Avec ce projet d’usines de transformation qui s'inscrit dans le cadre du plan stratégique de relance du secteur agricole, l'État compte développer le secteur agro-industriel pour soutenir les ambitions affichées de croissance agricole. Lancés en 2012, les travaux de construction et d’équipement de ces six usines se sont achevés en août 2013. Les unités installées sont l’usine d’Allada (au sud-Bénin) pour la production de jus d'ananas, l’usine de concentré de tomate à Kpomassè (au sud-ouest), l’usine de Zakpota (au centre) pour la production de jus d'orange. Au nord-ouest du Bénin, deux usines, l’une d'alcool comestible de pomme de cajou à Bantè et l'autre de jus de mangue à Natitingou ; enfin, une usine d’amandes de cajou à Parakou au nord-Bénin. Le choix des sites de construction a été fait en fonction des zones de forte production devant approvisionner ces usines en matières premières.

La capacité de production des unités de jus d’ananas, de mangue et d’orange est estimée en production réelle à 10 tonnes/jour tandis que celles des unités de pommes-cajou et de concentré de tomate seraient respectivement de 1 tonne/jour et 7-10 tonnes/jour. Selon les techniciens,  l’ensemble de ces usines transformera  près de 30 000 tonnes de produits par an et leur exploitation générera environ 1 000 emplois pour les jeunes et les femmes.

Un partenariat indo-béninois …

La réalisation des infrastructures a été confiée à la Direction du Génie militaire et l’équipement en machines et assurée par la firme franco-indienne Angélique International Ltd (AIL). Le coût des travaux s’est élevé à  FCFA 1,296 milliard (environ € 2 millions). Les objectifs poursuivis par le gouvernement en finançant en partie de ce projet appuyé en 2011 par un prêt de l’État indien sont : « la valorisation des produits locaux, la lutte contre le chômage et la pauvreté, la réduction de la pénibilité du travail des producteurs, la suppression des pertes post récoltes des produits agricoles puis l’accroissement du PIB ». Ainsi, par exemple, le Bénin produit en moyenne 120 000 tonnes d’oranges par an (CeRPA Zou-Collines), mais n’en commercialise qu’à peine le quart.

… qui exclut l’Algérie

En octobre 2014, le gouvernement signait avec le leader algérien de jus de fruits La Nouvelle Conserverie Algérienne (NCA) ROUIBA, un contrat d’exploitation en location-gérance des six usines qui prévoyait un test sur deux ans en vue d’un choix préférentiel des unités à exploiter. Toutefois, le contrat a été revu en juillet 2015 à la faveur de la société AIL qui va bientôt acter une cogestion des six usines avec l’ Agence de développement de la mécanisation agricole (ADMA), outre celle en cours avec  la Société Bénin Tracteurs, une société d’équipements et machines agricoles installée à Ouidah (cf. CommodAfrica).

Mais pourquoi ne pas solliciter des entreprises privées nationales ? Il reste à souhaiter que l’exploitation soit effective, et l’énergie électrique également rendue disponible, pour lancer le fonctionnement à plein temps de toutes ces unités et éviter la dégradation des installations. 

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