07 décembre 2009 - 23:17 |

Réchauffement climatique : l’Afrique chiffre ses besoins à $ 40 milliards par an

L’Afrique du Sud prête à réduire ses émissions de gaz

(07/12/09)Les pays riches doivent s’engager à verser $ 40 milliards par an afin d’aider l’Afrique à faire face aux conséquences du réchauffement climatique, a estimé le 7 décembre le président de la Banque africaine de développement (BAD). Ces $ 40 milliards annuels permettraient de développer des sources d’énergie produisant moins d’émissions nocives et de préserver les forêts afin d’aider à absorber l’excédent de CO2 dans l’atmosphère.
Donald Kaberuka compte sur -”la volonté des pays riches de mettre la main à la poche pour aider les pays à faible revenu à s’adapter aux changements climatiques et à prendre le chemin d’une croissance moins basée sur le carbone”. ”Les changements climatiques coûtent au continent presque 3% de son PIB annuel. Transcrivez cela en chiffres, ce qui nous intéresse: environ 40 milliards de dollars par an”, a-t-il dit.
Donald Kaberuka a en outre souligné les conséquences désastreuses qu’aurait un échec du sommet de Copenhague.
”Nous n’avons pas le choix. Un accord est nécessaire à Copenhague ou peu de temps après.” “Nous souffrons déjà des effets des changements climatiques et l’idée que l’on puisse se rendre à Copenhague sans espérer aucun résultat est terrifiante”_, a-t-il ajouté.

L’Afrique du Sud fixe ses conditions

L’Afrique du Sud a proposé le 6 décembre de réduire de 34% la progression de ses émissions de gaz à effet de serre prévue d’ici 2020 et de 42% d’ici 2025, à condition qu’un accord international équitable soit conclu et en échange d’une aide financière et technologique.
L’offre de la première puissance économique du continent a été formulée à la veille de l’ouverture du sommet de Copenhague, auquel le président Jacob Zuma doit assister. ”Cet effort permettra aux émissions sud-africaines d’atteindre un pic entre 2020 et 2025, puis de stagner pendant une décennie environ et de décliner ensuite en valeur absolue”, indique la présidence dans un communiqué diffusé sur son site internet.
Les émission sud-africaines de gaz à effet de serre, qui proviennent pour l’essentiel de la combustion du charbon, seront réduites de 34% en 2020 par rapport aux prévisions et de 42% par rapport à la tendance actuelle d’ici 2025, précise-t-elle.
”Cet engagement sera conditionné premièrement à la conclusion d’un accord équitable, ambitieux et efficace (...) et, deuxièmement, au soutien de la communauté internationale, notamment financier et technologique”, ajoute la présidence.

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