08 mars 2019 - 15:39 |

Nango Dembele : l'irrigation au Mali, indispensable à la production agricole et la paix sociale

L’irrigation est prioritaire au Mali, non seulement pour la survie du bétail mais aussi pour apaiser les éleveurs, a rappelé le ministre de l’Agriculture, Nango Dembele, le 27 février lors de la conférence sur la thématique Sahel, terre de défis et d’opportunités agricoles, organisée à Paris au Salon international de l'agriculture (SIA) par l’Agence française de développement (AFD) et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). L'intervention du ministre était centrée sur les thématiques de l’irrigation, la diversification de la production agricole et la création d’emploi via l’approvisionnement des marchés urbains.

« Cette année, les pertes de cheptels ont été importantes, les animaux sont morts de soif […] La compétition pour les ressources naturelles, que ce soit l’accès à l’eau, au foncier, aux fourrages, est forte et cela entraîne des conflits ». L’irrigation permettra également d’augmenter la production agricole et de limiter son expansion à certaines zones, chose qui réduirait sensiblement les conflits entre éleveurs et agriculteurs. Des investissements demeurent indispensables pour régler ces questions, mais au ministre de préciser que « les ressources publiques seules ne suffiront pas »

Par ailleurs, l’augmentation de la production permettrait d'atteindre l'autosuffisance alimentaire, affirme-t-il. « Au Mali, nous produisons 10,5 millions de tonnes de céréales et pourtant, nous avons besoin d’un appui alimentaire dans plusieurs régions. 80 % de nos agriculteurs produisent à peine pour s’auto-suffire ». Mais le ministre travaille également à une diversification de la production et veut donner la priorité à trois ou quatre filières par grande région. « Diversifier les sources de revenus, c’est aussi une mesure de gestion des risques », souligne Nango Dembele.

Dernier point abordé, tout aussi sensible : l’approvisionnement des marchés urbains.  Pour les autorités, c’est un message à destination des jeunes « qui ne voudront pas forcément aller au champ ». Pourtant, le domaine peut être attractif, De nombreux emplois sont encore à créer tout au long de la chaine de production et principalement autour du numérique, l’approvisionnement en intrants agricoles, la gestion de crédits et la transformation de produits alimentaires.

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