08 avril 2020 - 15:55 |

Les agriculteurs, les oubliés du plan d'aide face au coronavirus en Guinée

En Guinée, le Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana a dressé lundi le tableau de l'impact que le coronavirus pourrait avoir sur l'économie et les mesure prises.

"Le FMI prévoyait un taux de croissance de l’économie guinéenne de 6% en 2020 (contre 5,6% en 2019). Il est fort probable que les conséquences du COVID-19 se traduiront par une baisse qui pourrait atteindre environ 1% de PIB en 2020", a-t-il souligné. "Outre la baisse du taux de croissance annuelle, le niveau de l’inflation devrait aussi s’écarter de la trajectoire prévue, tandis que le déficit budgétaire devrait s’aggraver, en passant de 3,4 à 6% de PIB, face à l’accroissement inévitable des besoins de financement pour apporter une riposte économique à la pandémie."

Le gouvernement, après avoir consulaté le secteur privé, la Banque centrale, entre autres, et "sur la base de l’expérience acquise il y a quelques années dans la gestion de l’épidémie à virus Ébola", a annoncé un "plan de riposte économique de plus de 3 000 milliards de francs guinéens" (€ 292,1 millions) avec trois composantes sanitaire, sociale et d'appui au secteur privé.

S'agissant de ce dernier, le Premier ministre a détaillé les nombreuse mesures d'allégrement fiscal notamment pour le tourisme et l'hôtellerie, mais aussi pour les PME, les arriérés des entreprises, la création d'un fonds de garantie des prêts bancaires pour les PME et d'un fonds spécifique pour les groupements d'intérêt économique.

Si d'entrée de jeu, le Premier ministre a souligné "la position particulière de notre pays du fait de sa dépendance aux importations et vis-à-vis du secteur minier" ainsi que la "situation de fragilité inédite" des secteurs "du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration", aucune référence n'a été faite à l'agriculture.

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