08 juillet 2019 - 19:49 |

Les prix mondiaux des produits agricoles stationnaires ou baissiers sur la prochaine décennie

Les prix des principaux produits agricoles devraient baisser de 1,2% au cours de la prochaine décennie affirme la FAO et l’OCDE dans les Perspectives agricoles 2019-2028. Les baisses les plus significatives concerneront la viande ovine et bovine, le biodiesel, le coton, le blé, le riz, le sucre. Les seuls produits dont les prix devraient s’apprécier sont les huiles végétales, le lait en poudre et l’éthanol.

La baisse consécutive des prix fait suite à la croissance de la productivité, grâce notamment aux innovations technologiques. L’intensification des rendements devrait permettre à la production agricole de croître de 14% sur la prochaine décennie avec une superficie agricole mondiale globalement identique, soit 40% des terres mondiales. En outre, si les émissions de gaz à efffet de serre émises par l'agriculture devraient progresser mais moins vite de 0,5% chaque année sur la prochaine décennie contre une moyenen de 0,7% les dix dernières années. 

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Les auteurs du rapport estiment que la consommation alimentaire devrait croitre de 1,2% pour les céréales, 1,7% pour les produits animaux, 1,8% pour le sucre et les huiles végétales et de 1,9% pour les légumineuses, les racines et les tubercules. La hausse des céréales sera absorbée à hauteur de 42% par l’Afrique, la croissance démographique représentant environ 90% de la demande supplémentaire. La consommation de viande devrait progresser de 25% en Afrique mais cette hausse sera plus faible que la croissance démographique (30%). Ainsi, consommation totale de viande par habitant des pays d'Afrique subsaharienne devrait baisser de 0,6 kilo tombant à 12, 9 kilos en moyenne d'ici 2028, la hausse des revenus n’étant pas suffisante pour que les produits carnées soient accessibles à la population. La chute de la consommation devrait surtout concerner le mouton, le bœuf et le veau, tandis qu'une modeste croissance est attendue pour la volaille dans quelques pays de la région, indiquent la FAO et l’OCDE.

L’Afrique toujours tributaire des importations

L’OCDE et la FAO estiment qu’en Afrique, compte tenu de la pression démographique, les importations seront en hausse, en particulier pour les céréales. Si l’Afrique sub-saharienne produit suffisamment de maïs et autres céréales secondaires, comme le teff, pour couvrir ses besoins, la demande en blé et riz devrait croître et accroître les importations. Ainsi, la part de l'Afrique dans les importations mondiales de riz devrait passer de 35 % à 50 % sur les dix prochaines années.

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