09 septembre 2014 - 14:12 |

Yara hésite entre l'Afrique de l'Ouest et de l'Est

$ 2,5 milliards seraient investis d’ici 2020 dans les engrais

(09/09/2014)

Le géant norvégien de l’engrais Yara International devrait investir 1,9 milliard d’euros dans une nouvelle unité de fabrication d’engrais sur le continent africain d’ici la fin de la décennie, a annoncé la semaine dernière d’Addis Abeba son PDG Joergen Ole Halestad.

Le choix de la région n’est pas encore fait: ce pourrait être l’Afrique de l’Ouest ou de l’Est. Des premières discussions ont été menées avec divers pays dont le Ghana, le Nigeria, mais aussi la Tanzanie, l’Angola ou encore le Mozambique.

Il s’agirait de développer une unité d’urée de taille mondiale qui approvisionnerait tant le marché africain qu’international.

Ce projet serait lié au développement de la production gazière dans un certain nombre de pays africains. Rappelons que la production d’engrais azotés passe par la synthèse de l’ammoniac à partir de l’azote de l’air, moyennant un importanbt apport d’énergie fournie par le gaz naturel.Ainsi, au Mozambique, d’ici 2018, l’italien Eni et l’américain Anadarko devraient commencer à exploiter un gisement de 250 trillions de pieds cubiques, le Mozambique pouvant devenir le troisième producteur mondial de gaz.

De son côté, en février, le ministre tanzanien de l’Energie, Sospeter Muhongo, a révélé des réserves nationales de 46,5 trillions de pieds cubiques, réserves qui pourraient grimper à 100 trillions ces 2 à 3 prochaines années. D’ici le mois prochain, Yara devrait booster ses activités de conditionnement et stockage au port de Dar es Salaam avec une nouvelle unité d’une valeur de $ 20 millions. Joergen Ole Haslestad a annoncé vouloir répliquer ceci au Ghana dès que l’économie natioanle se serait redresser.

L’Ouest du continent aurait comme attrait la proximité de l’Amérique latine où le groupe a d’importantes activités.

Parmi les projets en Afrique, le PDG de Yara a annoncé décider début 2015 d’aller de l’avant ou non sur le projet de potasse dans le nord de l’Ethiopie, dans lequel Yara détient la majorité. Un projet d’une valeur de $ 1 milliard et dont la production démarrerait 3 ans après son achèvement.
Pour Joergen Ole Haslestad, l’Afrique serait le marché engrais le plus florissant de la planète.

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