09 décembre 2019 - 12:26 |

Avec une croissance de 7,5% en 2019/20, le FMI pousse la Côte d'Ivoire à la digitalisation

Vendredi, le FMI a approuvé la prolongation d'un an de son programme Côte d'Ivoire qui "vise à encourager la croissance inclusive et la réduction de la pauvreté, soutenir la discipline budgétaire, renforcer la mobilisation des recettes intérieures, garantir la soutenabilité de la dette et à assurer la pérennité de l’équilibre de la balance des paiements." Une décision du Fonds et une orientation économique qui ont nécessairement un impact sur tous les secteurs économiques dont ceux de l'agriculture et de tous les secteurs liés au développement agricole comme le financement bancaire, les infrastructures, etc.

Ainsi, le FMI a approuvé la prolongation jusqu’à fin décembre 2020 de son accord avec Abidjan au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et du Mécanisme élargi de crédit (MEDC). Sur le montant total de $ 896,7 millions de l'accords triennal FEC/MEDC approuvé en décembre 2016, cet achèvement de la 6ème revue permet de décaisser immédiatement $133,4 millions, ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à $ 896,7 millions.

Car le FMI a accordé à Abidjan un satisfecit : "les perspectives économiques du pays demeurent robustes, le taux de croissance étant projeté à environ 7,5% en 2019-20. Les prévisions envisagent une convergence du déficit budgétaire à la norme régionale de 3 % du PIB en 2019 et les autorités se sont également engagées à respecter cette norme en 2020", souligne le communiqué.

"Cet objectif, essentiel à la stabilité macroéconomique, devrait être atteint grâce à l’effet combiné des économies de dépenses budgétaires et des mesures de mobilisation de recettes intérieures telles que : l’élargissement de l’assiette fiscale; la rationalisation des exonérations; et la digitalisation rapide de l’administration fiscale. Ces actions permettront à la Côte d’Ivoire de financer ses ambitieux projets de développement. "

Il va falloir, déclare le FMI, « accélérer la restructuration des banques publiques, [...] renforcer les cadres réglementaires de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme [...], appuyer la croissance inclusive, y compris en améliorant le secteur énergétique, le capital humain et l’inclusion financière; en accélérant la digitalisation; en renforçant les liens commerciaux et la gouvernance; en élargissant la couverture des filet sociaux et en renforçant l’appareil statistique pour mieux informer les politiques économiques. »

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