10 février 2020 - 15:01 |

Le DRIARS dénonce les lenteurs administratives pesant sur les projets alimentaires au Sénégal

Après quatre ans de mise en œuvre, le projet de Dévelop­pement d’une résilience à l’insécurité alimentaire récurrente au Sénégal (Driars) connait un taux d’exécution physique de 22% et financière 42%, a annoncé jeudi le coordonnateur du projet, Oumar Ndiaye, en présentant le bilan 2019 ainsi que le programme de travail et le budget pour 2020. Ces faibles taux sont liés, entre autres, à ce que de nombreux dossiers restent en standby en raison des lenteurs administratives et des procédures de traitement des dossiers par les bailleurs de fonds, rapporte Le Quotidien.

"Nous avons obtenu à ce niveau des améliorations très sensibles, mais nous aimerions que cela aille encore mieux et plus vite au bénéfice des populations cibles", a-t-il déclaré.

L’un des objectifs du Driars est de produire et faire adopter des semences certifiées par les agriculteurs sur l'ensemble du territoire. "C’est une différence de 1 à 4 par rapport aux rendements. Quand vous mettez en place des semences écrémées, vous avez peut-être une production de 1, mais quand vous avez des semences certifiées, la production quadruple", a précisé Oumar Ndiaye.

En 2020, le Driars table sur 300 tonnes (t) de semences céréales certifiées et de base, une tonne de pré-base de mil et une de maïs, 2 t de sorgho, 2 t de riz, entre autres. S’y ajoutent la construction d’un centre pré-grossiste, d’une écloserie, de 5 fermes en étangs, 5 fermes en case flottante et une ferme en bassin et une usine de fabrication d’aliment de bétail, rapporte notre confrère.

En termes d'infrastructures, il prévoit de construire 150 km de pistes, 20 magasins de stockage d’aliments de bétail, 10 centres d’agrobusiness, 20 magasins de stockage de céréales et 30 parcs à vaccination. Il est également prévu d’emblaver 250 km de périmètres agricoles, 2 bassins de rétention, ainsi que la réalisation d’une carte de vulnérabilité harmonisée.

Le projet de Driars, démarré en 2016 pour 5 ans, intervient dans les régions de Fatick, Matam, Saint-Louis, Tamba­counda et Ziguinchor. Il est financé par la Banque islamique de développement (Bid) et l’Etat pour FCFA 14,5 milliards (€ 22,1 millions).

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