11 mars 2008 - 00:00 |

Pénurie de jute en Afrique de l'Ouest

Filtisac met les bouchées doubles sur le dah

(11/03/08)

Filtisac connait actuellement de graves difficultés d’approvisionnement, souligne Yves Roland, président du Conseil d’administration de la société basée à Abidjan. L’usine d’emballage importe habituellement son jute du Bangladesh mais actuellement « on ne trouve plus de bateaux vraquiers qui veulent bien transporter ces produits en Afrique. » Les bateaux conteneurs ont petit à petit remplacé ces vraquiers, facturant quelque $ 200 la tonne contre $ 80 à 90 il y a deux ans. Le jute reste donc au Bangladesh.
Face à cette situation, Filtisac s’est lancée il y a 4 ans environ dans la culture du dah au Nord de la Côte d’Ivoire et au Mali. « Nous sommes en période d’essai, avec des rendements de seulement 600 kg/ha. Actuellement, nous ne produisons qu’à peine 5% de nos besoins », explique M. Roland. Le coût de production est donc élevé, à FCFA 300-350, ce qui le rend aussi cher que du jute importé du Bangladesh puisque là bas, il s’achète à FCFA 100-110. Rendu Abidjan, il arriverait à FCFA 350.
Mais le patron de la filiale d’IPS (groupe Aga Khan) est confiant : davantage d’engrais et le recours à des meilleures variétés venant du Bangladesh, d’Inde et du Pakistan permettront d’accroître les rendements et concurrencer efficacement, à terme, le jute importé.

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