11 mars 2019 - 20:11 |

Améliorer les semences de tilapia au Ghana

La production de tilapia s’est fortement développée au cours de la dernière décennie au Ghana contribuant à la satisfaction des besoins en protéines de la population et générant des revenus. Plusieurs facteurs ont contribué à cet essor comme une souche locale améliorée d’Akosombo, le soutien gouvernemental, des pratiques de gestion améliorées et des technologies améliorant les niveaux de production dans les écloseries, et la disponibilité locale d'aliments de qualité, souligne l’International Food Policy Research Insitute (IFPRI).

Mais la croissance de la production de tilapia s’est heurtée ces derniers mois à des pertes de plus de 100 tonnes de poisson d'élevage en cage dans la région du lac Volta. Les maladies des poissons - la bactérie Streptococcus en 2014 et le virus du lac Tilapia en 2018 - probablement dues à de mauvaises pratiques de gestion, à la mauvaise qualité saisonnière de l'eau et aux importations illégales de souches de tilapia étrangères entraînent une forte mortalité de tilapia dans certaines parties du lac Volta, précise l’IFPRI.

Pour tenter d’y remédier, la recherche mise sur l’amélioration des semences de tilapia via le projet d’une durée de trois ans (2019-2022) “Accelerating aquaculture development in Ghana through sustainable Nile tilapia seed production and dissemination,” (TiSeed) porté par un consortium d'instituts de recherche locaux et internationaux, dirigé par l'IFPRI et soutenu par le KIT Royal Tropical Institute des Pays-Bas et WorldFish. Sont également partenaires du projet la Commission des pêches, deux écloseries privées, S-HOINT Ltd. et Crystal Lake Ltd et des acteurs de l’industrie, comme Raanan Fish Feed West Africa Ltd., Aller Aqua Feed Ghana Ltd., Ghana Aquaculture Association, National Fish Pond Farmers Association, Flosell Farms, West African Fish Ltd., National Aquaculture Technical Committee, etc.

Le projet vise à améliorer et à surveiller la qualité des semences de tilapia, à augmenter la productivité (de 20% pour les cages et de 15% pour les étangs) et de réduire le taux de mortalité des alevins de 50% pour au moins 400 petits exploitants d’étangs et de cages dans les régions de Volta, de l’Est, d’Ashanti et de Brong Ahafo.

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