11 décembre 2015 - 10:45 |

Frank Tapsoba encourage la transformation des produits agricoles

La quatrième édition du Forum Africallia se tiendra à Ouagadougou au Burkina Faso du 24 au 26 février 2016. Venu assurer la promotion de ce forum de développement des entreprises axé sur des réunions B to B, le directeur général de la Chambre de commerce et de l’industrie , Franck Tapsoba  a indiqué à CommodAfrica les attentes dans les secteurs agriculture- agro-industrie.

Dans le cadre Africallia, quelles sont vos attentes dans les secteurs de l’agro-industrie et de l’agriculture ?

Dans ces secteurs, l’accent doit être mis dans la transformation des produits agricoles. Nous avons des productions significatives dans les céréales, les fruits, les légumes mais nous avons aussi des pertes importantes, qui vont jusqu’à 40 et 50%, car elles sont mal conservées. Un des grands enjeux est d’accélérer la transformation de ces produits agricoles.

Des produits sont –ils privilégiés ?

Les différents types de céréales comme le maïs ou le sorgho qui peuvent être utilement transformés en farine pour l’alimentation humaine, en particulier des bébés. Cela peut aussi contribuer à l’élevage. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans des pays où la croissance démographique est forte, où les besoins en alimentation s’accroissent et donc il faut moderniser l’élevage.

Apportez-vous un accompagnement particulier pour les entreprises qui investiraient dans ces secteurs ?

C’est le code des investissements. Les unités industrielles bénéficient d’exonération  fiscale sur tout le matériel de production, la construction de l’usine et d’un régime fiscal favorable avec des impôts réduits pendant au moins une dizaine d’année. Nous avons ensuite la possibilité de stabiliser les régimes fiscaux de façon à privilégier tout ce qui est produit localement par rapport aux importations.

Le Burkina Faso est un grand pays cotonnier mais l’industrie textile est manquante. Y-a-t-il des avancées dans ce domaine ?

La grande contrainte pour la transformation du coton c’est le coût de l’électricité. Des investissements sont actuellement réalisés pour accroître la production d’électricité, en s’orientant notamment vers le solaire. Cela permettra d’accroître la transformation du coton.

Vous avez parlé de formation. Des mesures sont  prises dans le domaine de l’agriculture ?

Nous avons constaté que nous rencontrons de plus en plus de difficultés pour trouver des ouvriers qualifiés dans l’agriculture. Dans pôle de croissance de Bagré, qui est axé essentiellement sur l’agriculture, il y a depuis deux ans un pôle de formation qui a été mis en place pour combler le déficit.

On constate une baisse de régime du pôle de croissance de Bagré, peut-être consécutive à la situation politique, où  en sommes -nous aujourd’hui ?

Le lancement a été très rapide. Mais les procédures de passation de marché ralentissent très souvent le rythme d’exécution. Mais nous sommes parvenus au bout des procédures et les différents travaux d’infrastructures complémentaires qui devaient être réalisés sont en cours. 

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