12 mars 2009 - 17:01 |

Une situation agricole plutôt satisfaisante au Sahel, selon Afrique Verte

La tendance est à la stabilisation, voire la hausse des prix

(12/03/09)

Au Mali, selon la lettre d’information mensuelle d’Afrique Verte, certaines baisses ont été notées mais qui ne paraissent pas s’installer dans la durée ou sont dues à certaines circonstances momentanées. Ainsi, la tendance générale est plutôt à la hausse des prix, estime l’association, en dépit des résultats annoncés pour la campagne. A Bamako, on constate une baisse du mil (-2%) tandis que le riz est stable et le sorgo a augmenté de +7%. La baisse du maïs s’expliquerait par l’amélioration de l’offre en provenance de Côte d’Ivoire, favorisant la mise en marché des stocks détenus au niveau des opérateurs. Pour le riz, le niveau de l’offre déjà satisfaisant augmentera avec les importations, note Afrique Verte. A noter dans la région de Mopti une hausse généralisée des prix : +3% pour le mil, +6% pour le riz Gambiaka et le riz importé et +7% pour le sorgho et le maïs. Ceci serait imputable aux hausses générales et à la capacité financière des producteurs qui vendent le sésame, différant la mise en marché des céréales.
Actuellement, les cultures de contre saison se poursuivent normalement et les taux de réalisation sont globalement supérieurs à l’année dernière, à la faveur de la bonne crue et de la disponibilité en intrants. S’agissant du maraîchage, il est pratiqué partout et les premières récoltes sont sur les marchés avec des quantités souvent importantes à des prix abordables actuellement, notamment pour la pomme de terre et la laitue.
Pour la prochaine campagne 2009/10, le gouvernement a décidé de poursuivre le programme de pluies provoquées pour un coût prévisionnel de FCFA 3,86 milliards. La décision est motivée par “les bons résultats” enregistrés lors des précédentes opérations de pluies provoquées, initiées en 2005 pour atténuer les déficits pluviométriques et leurs conséquences sur les productions agricoles et hydroélectriques du pays. L’évaluation de l’impact du programme de pluies provoquées de la campagne agricole 2008/09 a montré une augmentation moyenne de 18% de la pluviométrie par rapport à la normale dans ces zones, l’augmentation atteignant 50 à 60% par endroits, selon les autorités.

Au Burkina Faso, la campagne de commercialisation des céréales bat son plein, note encore Afrique Verte. En dépit d’une campagne agricole excédentaire, et contrairement aux attentes des consommateurs, les prix des céréales connaissent une tendance à la hausse depuis le début de l’année. Ces hausses s’expliqueraient, selon certains observateurs, par une sortie des céréales vers les pays voisins et par les achats institutionnels en cours. Certains l’expliquent aussi par une volonté de rétention des stocks par les producteurs et des commerçants. En outre, la commercialisation des céréales serait confrontée à des difficultés organisationnelles et financières : absence de fonds de soutien à la collecte pour les producteurs, instabilité des prix des céréales, faible implication des institutions de financement dans le secteur.
Quant aux prix, en février, la tendance à la hausse reste dominante malgré les variations.

Au Niger, la tendance générale début mars est à la stabilité voire à la baisse légère des prix, notamment pour le riz. Quelques hausses sont enregistrées sur les céréales sèches. Les plus importances ont été observées à Agadez pour le maïs (plus 25%) et à Tillabéri pour le sorgho ( plus 11%), note l’association. Les baisses enregistrées oscillent entre moins 2,15% pour le riz à Dosso et moins 6% pour le mil sur le même marché. Les céréales sont les plus chers sur le marché d’Agadez, suivi par Tillabéry, Zinder, Dosso, Niamey et Maradi. Comparés à début mars 2008, les prix sont en hausse pour toutes les céréales et sur tous les marchés : 16 à 33% pour le riz ; 10 à 22% pour le mil ; 6 à 37,5% pour le sorgho et 5 à 34% pour le maïs.
Au plan agricole, Afrique Verte relève la poursuite de la mise en valeur des sites de cultures de contre saison dans toutes les localités propices à ce mode d’exploitation. On note une abondance relative des produits maraîchers sur les marchés urbains et ruraux. Le bilan céréalier prévisionnel, selon le Ministère du développement agricole, fait état d’un disponible céréalier total obtenu à partir des productions qui serait de l’ordre de 3 905 009 t. Le solde entre les besoins de consommation humaine et le disponible à partir des productions céréalières dégage un excédent de 601 267 t.

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