12 mai 2015 - 00:00 |
à Madrid

Le Chili propose au Brésil une alliance pour vendre des produits alimentaires en Afrique

À l’occasion du salon organisé par l’Association des supermarchés de l’État de Sao Paulo (APAS), Roberto Paiva, directeur de ProChile, l’organisme officiel chilien de promotion des exportations, a fait une proposition étonnante. Il a suggéré que les deux pays travaillent ensemble en Afrique pour développer les exportations de produits alimentaires. « Nous avons un horizon de travail conjoint dans les salons en Afrique, en tirant parti de l’insertion du Brésil dans ce continent, comme nous le faisons dans certains pays avec nos associés de l’Alliance du Pacifique (Pérou, Colombie et Mexique) » a-t-il déclaré.

Le Chili était le pays invité d’honneur de la 31e édition de l’APAS, le principal salon de la distribution en Amérique latine, qui s’est tenue du 4 au 7 mai 2015 à Sao Paulo. Roberto Paiva est un bon connaisseur des marchés internationaux et a été, notamment, conseiller commercial de l’ambassade du Chili en France (2006-2010).

Complémentarité évidente

« Nous souhaitons travailler ensemble sur les marchés extérieurs. Nous ne sommes pas des concurrents directs, nous sommes complémentaires » a précisé Roberto Paiva, qui a souligné la croissance des exportations chiliennes vers le Brésil en 2014 (+6%). De fait, des produits comme le saumon, les vins, les fruits secs ou l’huile de l’olive, points forts du Chili, sont très demandés au Brésil. Conjointement avec d’autres produits du pays andin, ils pourraient compléter l’offre brésilienne en Afrique.

Le Chili souhaite tirer parti du fait que le Brésil a déjà une présence commerciale ancienne et des réseaux en Afrique, notamment dans les États du continent, membres de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) : Angola, Cap Vert, Guinée Bissau, Guinée équatoriale et Mozambique. Le Chili commence seulement maintenant à s’intéresser à l’Afrique. L’idée est qu’une offre conjointe des deux pays, notamment dans les salons professionnels, peut avoir un effet commercial et d’image significatif pour les deux parties, tout en permettant de réaliser des économies de coûts : une opération « gagnant-gagnant » aux yeux des Chiliens.

A notre connaissance, le Brésil n’a pas répondu à ce jour à l’appel du pied lancé par le directeur de ProChile.

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