13 février 2015 - 00:00 |
La place de l'Afrique dans le marché mondial du café se restreint

Café : que devient l'Afrique ?

Alors que la consommation mondiale de café ne cesse de croître (+2,1% par an entre 2010 et 2013), la part de l'Afrique dans l'offre globale se contracte. C'est vrai de quasiment toute l'Afrique, du Kenya à la Côte d'Ivoire.

En 2012/13, l'Afrique ne représentait plus que 14% de la production mondiale de café contre environ 25% en 1989, a souligné le ministre kényan de l'Agriculture Felix Koskei à l'occasion de la conférence annuelle de l'Association africaine des cafés fins (African Fine Coffee Association –AFCA) qui se déroule actuellement à Nairobi. Selon les derniers chiffres prévisionnels de l'Organisation internationale du café (OIC), en 2014/15, cette part baisserait encore à 11,9%.

Au total, en 2012/13, 16,7 millions de sacs de 60 kg (Ms) auraient émané des producteurs africains d'Arabica et de Robusta confondus, contre 19,1 Ms en 1989. Ainsi, l'évolution n'est pas seulement en part relative mais les volumes eux-mêmes se sont contractés.

Que faire? Améliorer les politiques gouvernementales qui ne tiennent pas suffisamment compte du bien-être des planteurs, a-t-il été souligné lors de al conférence. Leurs revenus caféiers sont trop faibles et ils préfèrent se tourner vers d'autres cultures ou activités. Au Kenya, certaines plantations ont arraché leurs caféiers et les exploitants se sont tournés vers l'immobilier, plus rémunérateur. Pourtant, le Kenya ne manque pas d'initiative, notamment avec le lancement dernièrement d'une marque d'origine (voir nos informations) et la volonté de développer la consommation locale.

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