13 juin 2013 - 09:21 |

L’UE accorde FCFA 30 milliards aux bananes et sucre de Côte d’Ivoire

Objectif : défendre leurs places sur le marché mondial


(13/06/2013) L’Union européenne et l’Etat ivoirien ont signé, mardi, une convention de financement de FCFA 25 milliards pour relancer la filière banane et de FCFA 5 milliards pour le sucre, rapporte abidjan.net. Objectifs ? Améliorer leur compétitivité, leur bonne gestion environnementale, apporter un appui aux plantations villageoises et améliorer les conditions de vie des travailleurs et des habitants.

«Il ne s’agit plus de parler du développement de base de ces filières mais de défendre leurs places respectives dans le contexte globalisé des échanges nationaux et internationaux des produits de base» a fait savoir le chef de coopération de la délégation de l’EU, Geza Strammer évoquant la concurrence en provenance d’Amérique du sud et la baisse des barrières tarifaires.
Dans ce contexte, l’UE s’est engagée en 2011 à financer un dernier round d’aide aux pays producteurs de banane ACP dénommé «Mesure d’accompagnement de la filière banane » doté un montant de € 190 millions pour l’ensemble des dix pays ACP dont le Cameroun, le Ghana et la Côte d’Ivoire”, a expliqué M. Strammer, poursuit abidjan.net. La Côte d’Ivoire détient une part correspondant à 23,5% du montant global, a-t-il fait remarquer.
La filière banane en Côte d’Ivoire bénéficie depuis 20 ans de l’appui de l’UE estimé à près de FCFA 46 milliards. Ce sont près de 225 000 t exportées annuellement vers l’Europe et la sous-région. Elle génère plus de 8 000 emplois directs permanents et indirects, soit 15 000 familles dépendantes de cette spéculation.
Quant au sucre, la convention constitue la dernière d’une série de six conventions de financement d’un montant cumulé de FCFA 19,7 milliards. _«Plus de la moitié de ces ressources ont été affectées au développement des plantations villageoises et à l’amélioration des conditions de vie des populations vivant sur les complexes sucriers»
a révélé M. Strammer précisant que «le reste des moyens doit contribuer à l’amélioration des conditions de production en tant en terme quantitatif que qualitatif”.
Il a toutefois rappelé à l’Etat, de parachever la révision du partenariat public/privé et l’adoption d’un cadre institutionnel du secteur afin de la doter la filière d’institutions fortes et pérennes.

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