14 juin 2017 - 12:45 |

Une nouvelle technologie de l'ESA et la FAO pour alerter plus tôt sur les criquets

Dans le cadre de leur collaboration sur les alertes rapides, des scientifiques de l'Agence spatiale européenne (ESA) et des spécialistes du criquet pèlerin de la FAO ont mis au point une nouvelle manière d'utiliser les informations obtenues par les satellites, dont le but est d'anticiper les conditions favorisant l'apparition d'essaims de criquets pèlerins. Cette nouvelle technologie permettra de rallonger de deux mois le délai d'avertissement des résurgences acridiennes, souligne le communiqué.

Les données obtenues par les satellites, telles que celles de la mission d'Evaluation de l'humidité des sols et de la salinité des océans (SMOS) de l'ESA, sont utilisées pour surveiller les conditions pouvant conduire au regroupement de criquets, telles que l'humidité des sols ou encore la végétation verte. Les essaims surgissent lorsqu'une période de sécheresse est suivie de pluies abondantes et d'une rapide croissance de la végétation.

L'humidité des sols renseigne sur la quantité d'eau disponible pour la croissance de la végétation et sur les conditions favorisant la reproduction de criquets et peut donc signaler la présence de criquets 2 ou 3 mois à l'avance. Dans le passé, les prévisions acridiennes obtenues à partir des informations satellitaires se basaient sur la végétation verte, ce qui signifie que les conditions favorisant l'apparition d'essaims de criquets étaient déjà présentes, avec par conséquent un délai d'avertissement de seulement un mois.

Les criquets pèlerins sont des sauterelles capables de former de grands essaims, qui représentent une menace importante pour la production agricole, les moyens d'existence et la sécurité alimentaire, notamment au Sahara.

Un kilomètre carré d'essaim contient près de 40 millions de criquets, ces derniers peuvent manger la même quantité de nourriture que 35 000 personnes en une seule journée.

En Afrique de l'Ouest, lors de l'invasion qui a eu lieu entre 2003 et 2005, plus de 8 millions de personnes ont été affectées, de nombreuses cultures céréalières ont été ravagées et jusqu'à 90 pour cent des légumineuses et des pâturages ont été détruits. Il aura fallu près de $ 600 millions et 13 millions de litres de pesticides pour maitriser la situation.

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