14 décembre 2010 - 09:03 |

Le riz Nerica étendu à toute la région ouest-africaine

La BAD accordera $ 100 milions

(14/12/10)

Le projet multinational de diffusion du riz Nerica, expérimenté dans sept pays de l’Afrique de l’Ouest sera bientôt étendu dans tous les pays de la sous région, a annoncé le 9 décembre à Cotonou Dr Inoussa Akintayo, coordonnateur de l’Initiative africaine sur le riz. « La Banque africaine du développement (BAD) a promis une enveloppe financière de $ 100 millions pour l’extension du projet multinational de diffusion du riz Nerica dans tous les pays de l’espace ouest africain », a-t-il confié à APA.
Il a expliqué que la BAD a octroyé en 2005 un don et un prêt de $ 35 millions pour soutenir la dissémination des Nerica dans sept pays ouest-africains (Bénin, Gambie, Ghana, Guinée, Mali, Nigeria et Sierra Leone) pendant cinq ans. Le projet a entre autres objectifs l’amélioration de la production et du revenu des ménages par le biais du transfert par le Centre du riz, de variétés de Nerica adaptées et acceptées ainsi que des technologies complémentaires.
Selon les prévisions, environ 33000 familles paysannes seront impliquées dans la stratégie de sélection variétale participative en vue d’accélérer la dissémination des Nerica, un programme qui bénéficiera à environ 241 000 paysans engagés dans la riziculture pluviale.
Selon les projections de l’Initiative africaine sur le riz, environ 400 000 hectares de terres additionnelles seront sous culture Nerica avec une production de près de 600 000 t par an à l’horizon de la cinquième année du projet, soit une économie de près de $ 100 millions sur les importations de riz.
Mais, a-t-il expliqué, après les cinq années d’expérimentation, ces objectifs ont déjà été largement atteints. « Sur une prévision de 400 000 ha de terre à emblaver, ce projet a permis d’occuper plus de 700 000 ha de terre en semence Nerica », s’est-il réjoui. « Dans un contexte où les besoins en riz sont de plus en plus croissants en Afrique subsaharienne, nous nous devons d’exploiter les immenses potentielles qu’offrent nos écosystèmes rizicoles », a encore dit le Dr Akintayo.

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