15 juillet 2009 - 17:04 |

L’aquaculture biologique en quête de réglementation

Pour la première fois un accord a été trouvé au niveau européen

(15/07/09) Après plus d’un an et demi de pourparlers, le Comité permanent de l’agriculture biologique est parvenue à un accord pour établir des règles sur l’aquaculture biologique.
L’aquaculture biologique passe par le contrôle de l’impact environnemental, des procédures d’élevage naturelles sans utilisation d’hormones ni d’antibiotiques, l’absence d’OGM dans les stocks et la nourriture, ou encore l’intégration d’un ensemble de plantes naturelles dans la gestion de l’élevage aquacole.
Le projet de réglementation vise à l’harmonisation des règles de production. Un logo communautaire UE biologique sera utilisé, et l’interdiction des OGM sera renforcée.
Le groupe régional européen de l’International Federation of Organic Agriculture Movement (IFOAM), qui représente plus de 300 organisations membres de l’IFOAM, a félicité les États membres d’avoir trouvé un compromis afin de définir, pour la toute première fois dans l’histoire, des règles générales pour l’aquaculture biologique. Mais le groupe IFOAM-UE souligne que certains points devront être développés dans l’avenir.
«Réguler l’aquaculture biologique au niveau européen est un succès en soi étant donné que le sujet était très complexe et qu’il était difficile de trouver un accord dans ce secteur et au sein même des Etats membres», a affirmé Christopher Stopes, le président du groupe IFOAM-UE. «Nous nous réjouissons que l’Union européenne soit parvenue à définir un minimum de critères légaux pour cet important secteur de production alimentaire. L’accord législatif devrait particulièrement améliorer les comparaisons dans un marché internationalisé à l’extrême et disposant d’une large variété de poissons et de crustacés biologiques».
«Les règles approuvées par l’Union européenne sont un bon départ pour le développement futur de l’aquaculture biologique au sein de l’UE. Ajoutées aux normes et initiatives privées, ces règles s’orientent vers le développement durable, et fournissent par ailleurs, un gage de confiance aux consommateurs», a souligné Marco Schlüter, le directeur du groupe.
«Cependant, nous sommes conscients que ces règles arrivent au moment où exceptionnellement des normes privées sont mises en place. Par conséquent, nous apprécions la période de transition, par exemple sur les densités de poisson pour les acteurs actuels jusqu’en 2013, et pouvoir ainsi leur offrir le temps nécessaire afin de s’adapter au mieux à cette dernière situation», a poursuivit M. Schlüter.
«En outre, la révision anticipée menée par la Commission sur les règles d’aquaculture biologique d’ici à 2013 nous donne l’opportunité de continuer l’harmonisation législative commencée. Ainsi, le groupe IFOAM-UE fait pression sur la Commission pour développer un projet de recherche afin de fournir des preuves scientifiques», a ajouté Andrzej Szeremeta, le coordinateur législatif du groupe IFOAM-UE chargé du pôle alimentaire.
L’IFOAM-UE souhaite devenir le porte-parole du secteur biologique au sein de l’Union européenne.

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