15 juillet 2009 - 14:35 |

Le Kenya compte sur la privatisation pour abaisser les coûts de l’industrie sucrière

La vente de cinq industries devrait être finalisée dans les 16 prochains mois

(14/07/2009) Les appels d’offres pour la privatisation de cinq industries sucrières ont été lancés le 2 juillet au Kenya. Une privatisation attendue et qui devrait limiter les défaillances dans l’industrie et redynamiser la compétitivité régionale au-delà des normes minimales de précaution, selon le Secrétaire permanent du ministère de l’Agriculture, Romano Kiome.
«Nous croyons que lorsque le secteur privé pénètrera dans l’industrie, il sera capable de faire attention à chaque maillon de la chaîne de production, et pourra réduire les coûts de 30%, selon les accords. S’ils y parviennent, nous serons à notre aise en termes de compétitivité», a précisé Romano Kiome.
La compétitivité de l’industrie sucrière kenyane est un vrai problème. Selon le Southern and Eastern Africa Trade information and Negotiations Institute, le coût de production d’une tonne de sucre dans l’ouest de la ceinture sucrière kenyane est de $570 contre $240-290 au Soudan ou en Egypte.
Pour l’instant, le Kenya dans le cadre du Marché Commun d’Afrique Orientale et australe (COMESA) bénéficie d ‘une limitation des importations de sucre à 200 000 tonnes par an afin de protéger son industrie. Pour Romano Kiome, il est difficile de dire si l’industrie est prête à réactualiser cette protection. «Nous espérons que la privatisation sera terminée au plus tard dans les prochains 16 mois. Jusque-là elle est aux mains du secteur privé… il serait prématuré pour quiconque de dire que nous sommes prêts pour le retrait des garanties de la COMESA» a-t-il indiqué.
Des investisseurs venus du Brésil, de la Mauritanie et de la Turquie ont montré un intérêt pour la privatisation de ces cinq industries, a révélé Romano Kiome. Néanmoins, les futurs acquéreurs seront confrontés à des coûts de production élevés qui les placent en position désavantageuse comparés à d’autres producteurs.
«Dans ce secteur, il y a de nombreuses carences aussi bien dans la main d’œuvre que dans le capital», a livré Romano Kiome. En outre, le Kenya possède chaque année un déficit de sucre estimé à 200 000 tonnes. Il est comblé par les importations venant des pays de la COMESA, mais les importations informelles occupent aussi une place importante dans la région, au détriment des producteurs locaux dont leur sucre raffiné est beaucoup plus cher.

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