15 octobre 2013 - 09:00 |

36% des exportations africaines sont à destination des BRIC, selon Africa's Pulse

La fluctuation des prix des matières premières fragilise toujours l’Afrique

La croissance économique en Afrique subsaharienne demeure solide et devrait atteindre 4,9 pour 2013, selon Africa’s Pulse, une analyse de la Banque mondiale. Près d’un tiers des pays de la région affichent une croissance de 6 ou plus et il est désormais courant de voir des pays africains figurer parmi les pays dont la croissance est la plus rapide au monde,

Soutenue par une augmentation des investissements privés dans la région et par des envois de fonds qui gonflent les revenus des ménages et représentent désormais $ 33 milliards par an, la croissance du PIB en Afrique se poursuivra pour s’établir à 5,3 en 2014 et à 5,5 en 2015. La formation brute de capital fixe dans la région a augmenté de manière continue, passant d’environ 16,4 du PIB en 2000 à environ 20,4 en 2011. Cette augmentation des investissements a directement contribué à la croissance économique et a aussi contribué à accroître la capacité de production de l’économie de la région. Les projets d’infrastructures dans la région sont de plus en plus souvent financés par de nouvelles sources de financement, telles que la Chine, mais également le Brésil et l’Inde, selon ce rapport.

Africa’s Pulse note que les exportations en provenance de l’Afrique subsaharienne sont demeurées limitées à quelques matières premières telles que le pétrole, les métaux et les minéraux. Les pays de l’ensemble de la région ont diversifié leurs partenaires commerciaux et les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) représentent désormais 36 % des exportations de la région. Ces exportations ont atteint $ 144 milliards en 2012, soit presque le même niveau que celui des exportations de l’Afrique à destination de l’Union européenne et des Etats-Unis combinées qui s’élèvent à $ 148 milliards.

« Mais leur forte dépendance envers une seule ou un nombre limité de matière(s) première(s) rend les pays d’Afrique riches en ressources vulnérables aux importantes fluctuations du prix de ces matières premières », souligne Punam Chuhan-Pole, co-auteure d’Africa’s Pulse et économiste principale pour la région Afrique de la Banque mondiale.

Toutefois, près d’un Africain sur deux vit toujours dans une pauvreté extrême. Mais ce taux devrait baisser pour se situer entre 16 et 30 d’ici 2030. Le rapport souligne que, d’ici 2030, la majorité des pauvres du monde vivront en Afrique.

Suite à la crise financière mondiale et aux sécheresses récurrentes sur le continent, un nombre grandissant de pays africains ont mis en place des filets de protection sociale pour protéger la santé et les moyens de subsistance des personnes pauvres et vulnérables pendant les périodes difficiles. Africa’s Pulse souligne que les filets de protection sociale peuvent protéger les familles des pires répercussions des crises et également contribuer à la croissance en permettant aux habitants d’améliorer leurs revenus.

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