15 décembre 2017 - 11:15 |

Des fruits et légumes payés en Bitcoin

La compagnie américaine d'imports et exports de fruits et de légumes à l'international, Terra Exports, qui, notamment exporte des avocats kényans à Hong Kong, a décidé en novembre de recourir au Bitcoin, cette monnaie numérique -une "cryptomonnaie"- pour effectuer ses transactions.

" Nous avons tous l’esprit d’entreprise et le désir de prendre en compte le changement, si cela signifie que nous devons innover sur la façon dont nous sommes payés, nous sommes heureux de le faire", a déclaré Nils Goldschmidt, président de Terra Exports, rapporte Agrimaroc.

"Personnellement, je vois la crypto-monnaie comme un élement qui peut changer les régles du jeu et qui est là pour durer, et c’est ce dont nos clients ont besoin aujourd’hui. Notre rôle en tant que TERRA EXPORTS est de simplifier et de rationaliser les besoins d’achat de nos clients, afin qu’ils puissent se concentrer sur ce qui compte vraiment pour eux. Si l’acceptation de Bitcoin facilite cela, alors nous sommes heureux et fiers de dire que nous y arrivons déjà. "

Le journal suisse Le Temps offre une bonne explication du bitcoin dans un article publié hier, cette nouvelle monnaie faisant le buzz en ce moment.

" Une monnaie virtuelle créée sur la base d’un document de travail publié en 2008 et dans l’indifférence générale par Satoshi Nakamoto, un pseudonyme derrière lequel se cachent un ou des individus jamais identifiés jusque-là. Le bitcoin repose sur un réseau décentralisé d’ordinateurs qui vérifient les transactions entre deux parties, comme le feraient une banque ou une autorité centrale. Chaque nouvelle opération s’ajoute dans un registre infalsifiable, la blockchain. Détenir du bitcoin revient à posséder une clé secrète prouvant à tout utilisateur du réseau qu’on détient ce bitcoin", explique notre confrère suisse.

" Le nombre total de bitcoins qui sera mis en circulation est limité à 21 millions d’unités, dont 17 millions ont déjà été créés. Le cours de cette cryptomonnaie non régulée a explosé de 1700% cette année, jusqu’à approcher 19 000 dollars le 7 décembre. De nombreux observateurs pensent qu’il s’agit d’une bulle. Contrairement aux monnaies traditionnelles ou à d’autres actifs financiers, il est impossible de déterminer la valeur intrinsèque du bitcoin", poursuit Le Temps.

Et le jounral suisse de faire le point : "Il est estimé qu’environ 40% des bitcoins en circulation sont détenus par un millier d’utilisateurs, selon plusieurs experts interrogés par l’agence Bloomberg. On les appelle des «baleines», l’appellation utilisée dans les milieux financiers pour décrire des investisseurs dominateurs sur un marché. Il est probable que ces crypto-cétacés se connaissent et communiquent entre eux, afin d’influencer le cours du bitcoin grâce à des opérations concertées. Ce ne serait pas illégal, puisque le bitcoin n’est pas une action ou une obligation, qui sont, elles, soumises à des restrictions."

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