17 janvier 2011 - 20:43 |

Sortie de crise pour les pays émergents, selon la Banque mondiale

Une croissance anticipée à 6,4% en Afrique en 2011

(17/01/2011) Après le rebond opéré à la fin de la crise, l’économie mondiale entre dans une nouvelle phase caractérisée par une croissance pus lente, bien que toujours solide, cette année et l’année prochaine, selon la dernière publication de la Banque mondiale, Global Economic Prospect 2011. Le taux de croissance du PIB mondial, qui a atteint 3,9% en 2010, redescendra à 3,3% en 2011 avant de s’établir à 3,6% en 2012.
Les pays en développement devraient afficher des taux de croissance de 7% en 2010, 6% en 2011 et 6,1% en 2012. Ils continueront d’enregistrer une expansion plus rapide que les pays à revenu élevé (respectivement 2,8%, 2,4% et 2,7%).
« Sur un plan positif, la forte expansion de la demande intérieur dans les pays en développement tire l’économie mondiale ; toutefois les difficultés qui persistent dans le secteur financier de certains pays à revenu élevé continuent de menacer la croissance et nécessitent l’adoption immédiate de mesures gouvernementales » explique Jsutin Yigu, économiste en chef de la Banque mondiale et Premier Vice-président, Economie du développement.
Les entrée nettes de fonds propres et de titres obligataires internationaux dans les pays en développement ont fait un bon en 2010, puisqu’elles ont augmenté de respectivement 42% et 30% avec neuf pays recevant la plupart de ces flux. Les investissements étrangers directs dans les pays en développement ont progressé plus lentement, au rythme de 16% en 2010, pour s’établir à $ 140 milliards après avoir chuté de 40% en 2009. Cette reprise est due en grande partie à l’augmentation des investissements Sud-Sud, en particulier en provenance d’Asie.
« La reprise des flux de capitaux internationaux a conforté la reprise dans la plupart des pays en développement » explique Hans Timmer, directeur du Groupe des perspectives de développement à la Banque mondiale. « Toutefois, les importantes entrées de fonds dans certaines économies à revenu intermédiaire peuvent être sources de risques et compromettre la reprise à moyen terme, en particulier si la valeur des monnaies augmente brusquement ou si une bulle des actifs se forme ».
La plupart des pays à faible revenu affichent des gains commerciaux en 2010 et, globalement, leur PIB a augmenté de 5,3% en 2010. Ces résultats ont tenu au redressement des prix des produits de base et , dans une certaine mesure, au gonflement des entrées des transferts de fonds de migrants et à la reprise du tourisme.
Selon le rapport, le niveau relativement élevé des prix alimentaires a eu des effets mitigés. « Toutetefois, la hausse de plus de 10% des prix des denrées de base observée au courts des quelques derniers mois impose une lourde charge aux ménages de pays où règnent déjà une grande pauvreté et la malnutrition. Par ailleurs, si les prix mondiaux des aliments continuent d’augmenter parallèlement à ceux d’autres produits de base essentiels, il n’est pas excplu que la situation observée en 2008 se reproduise » a fait remarque Andrew Burns, responsable du rapport.

Relance prononcés pour les pays exportateurs de minerais et pétrole en Afrique
Le PIB de l’Afrique subsaharienne a augmenté à un taux estimé à 4,7% en 2010, ce qui marque une forte reprise si l’on considère que ce taux n’était que de 1,7% en 2009. En Afrique du Sud, le taux de croissance , estimé à 2,7% pour 2010, a été limité par le repli des investissements privés, l’appréciation du rand et les grèves. Ce taux devrait, selon les projections, passer à 3,5% en 2011 et 4,1% en 2012 sous l’effet de l’amélioration persistante de la situation mondiale.
Le reste de la région (hors Afrique du Sud) a, en fait, obtenu de meilleurs résultats. Le PIB s’est accru, selon les estimations, de 5,8% en 2010 et devrait atteindre 6,4% en 2011 et 6,2% en 2012. La relance a été particulièrement prononcée pour les pays exportateurs de métaux et minerais, ainsi que pour les pays exportateurs de pétrole qui ont profité de l’essor des prix des produits de base.

Le rapport est consultable sur le site de la Banque mondiale à l’adresse suivante : www.worldbank.org/globaloutlook.

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