17 avril 2020 - 15:47 |

La FAO et l’UA s’engagent à assurer la sécurité alimentaire des plus démunis

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et l’Union Africaine (UA), ainsi que leurs partenaires internationaux, se sont engagés hier au cours d’une réunion virtuelle UA/FAO entre les 55 Etats-membres, à unir leurs forces afin de minimiser les impacts du confinement sur les populations les plus vulnérables du continent africain, souligne le communiqué de la FAO.

Une personne sur cinq souffre de la faim et de la malnutrition en Afrique, un terrible constat qui fait naitre de nombreuses craintes alors que la pandémie mondiale s’abat sur le continent africain. La FAO, l’UA et ses partenaires internationaux ont convenu de la mise en œuvre d’un programme de protection sociale qui minime les perturbations en garantissant la circulation et le transport sans risques des personnes dont le travail est essentiel. De même, les Etats s’engagent à assurer le transport, la vente de biens et de services, tout en gardant leurs frontières ouvertes afin que le commerce alimentaire et agricole sur le continent ne rencontre aucune difficulté.

En effet, les fermetures des frontières ont eu pour effet de restreindre le commerce et donc de limiter l’approvisionnement en aliment dans de nombreux pays dépendants des importations. Les marchés alimentaires font face à de nombreuses contraintes logistiques, qui pourraient être atténuées grâce à une production plus importante, moderne et locale. Une problématique que les Etats devront vite résoudre face aux possibles risques d’instabilité sociale si la nourriture et l’argent venaient à manquer. L’occasion pour le commissaire européen de l’Agriculture, Janusz Wojciechowski, de présenter le plan d’aide européen qui devrait dépasser les $ 20 milliards, et l’apport de la Banque Mondiale qui a dévoilé diverses initiatives en la matière parmi lesquelles la possibilité de reconvertir $ 3,2 milliards de fonds non encore engagés en faveur de cette lourde problématique africaine.

Rappelons qu’en Afrique de l’Ouest, l’arrivée du Covid-19 a provoqué -d’une part- le confinement partiel ou intégral des populations, une limite de la mobilité, la fermeture des frontières et des marchés. Ces mesures, utiles au ralentissement de la propagation du virus, ont causé des hausses de prix des denrées de premières nécessité et un faible accès aux vivres pour les personnes vulnérables. D’autre part, les producteurs agricoles subissent une chute importante de la commercialisation des produits maraichers ainsi que des fruits périssables, des transports plus coûteux, une raréfaction des semences et des engrais et une main d’œuvre beaucoup plus chère. Une situation critique à laquelle il faut ajouter les ravages de la chenille légionnaire et l’invasion prochaine des criquets pèlerins. En conséquence, plus de 15 millions de personnes sont touchés chaque année par une situation alimentaire difficile, ce chiffre pourrait -au mieux- atteindre les 50 millions de personnes entre les mois de juin et août prochain. 

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