17 août 2017 - 07:15 |

Entre Dakar-Bamako, 54 mn sont perdues aux 100 km à cause des contrôles

Il faut "des actions renforcées" au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour réduire les postes de contrôle et "les perceptions illicites" sur les corridors de la sous-région, a souligné hier Mbaye Chimère Ndiaye, superviseur de l’Observatoire des pratiques anormales (OPA). Il intervenait au cours d’un atelier de restitution des rapports 2015-2016 et du premier trimestre 2017 de l’OPA, une rencontre organisée par le Comité national de facilitation des transports et transit routier inter-Etats.

 

"Trois corridors sont suivis sur trois indicateurs que sont le nombre de postes de contrôle, les perceptions illicites et les retards induits", a-t-il précisé, rapporte APS.

 

Le Burkina Faso a enregistré en 2016 "le plus de postes de contrôle avec 5 aux 100 kilomètres contre 4 au Mali et 3 au Niger", a indiqué Mbaye Chimère Ndiaye. En 2015, c'était le Mali qui "a enregistré plus de postes de contrôle soit 4 contrôles aux 100 kilomètres, suivi du Ghana, de la Cote d’Ivoire et du Burkina Faso".

 

Et il ne s'agit là que de moyenne. En effet, a-t-il précisé, en 2016, "sur un corridor de l’UEMOA, un camion en règle a été contrôlé 20 fois par voyage soit 7 fois plus que la norme".

 

S’agissant des "perceptions illicites", en 2016, la moyenne de ces faux frais, tout un long d’un corridor de l’espace Uemoa, était de FCFA 26 562 francs (€ 40,32) ; elle était de FCFA 47 222 francs (€ 71,78) au premier trimestre de 2017.

 

"Pour les retards induits, les résultats des enquêtes ont montré que sur le corridor Abidjan-Bamako, 18 minutes sont perdues aux 100 km et sur le corridor Dakar-Bamako, 54 minutes sont perdues aux 100 km. Cela a des conséquences sur la compétitivité de nos pays car actuellement on parle d’économie des transports", a relevé M. Ndiaye, selon APS.

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