18 mai 2011 - 00:00 |

La production de caoutchouc en Côte d’Ivoire affectée par le conflit

Le plan d’expansion est compromis pour cette année


(18/05/2011) Compte tenu de la violence qui a sévi en mars, la Côte d’Ivoire ne parviendra pas à attendre ses objectifs de production de caoutchouc naturel en 2011. «Nous avons promis beaucoup de caoutchouc naturel à nos clients en 2011, mais ils seront obligés de faire avec de plus petits volumes», a déclaré Akpangi Attobra, secrétaire général de l’association ivoirienne de caoutchouc, Apromac. Dans sa première prévision, l’Apromac avait prévu une production de 245 000 tonnes en 2011, mais elle l’a révisée entre 220 000 et 230 000 tonnes. ”En raison de la crise, les agriculteurs n’ont pas été en mesure de préparer les arbres en mars pour procéder à la saignée en avril. Nous avons donc manqué le mois d’avril» souligne Akpangi Attobra, ajoutant que le secteur serait incapable rattraper la différence d’ici la fin de l’année.
Et la baisse pourrait être plus importante si la situation sécuritaire ne s’améliore pas indique le secrétaire général soulignant « De nombreux hommes armés circulent encore et nos agriculteurs et agronomes ont des réticences à se rendre dans leur plantation craignant d’être attaquées ou que leur véhicule soit volé» .
La Côte-d’Ivoire, premier producteur africain de caoutchouc mais ne représentant qu’environ 2% de l’offre mondiale, a vu ces deux dernières années sa production s’accroître, avec notamment un regain d’intérêt des agriculteurs en faveur du caoutchouc au détriment du cacao. Elle a produit 227 000 tonnes de caoutchouc en 2010, en hausse de plus de 10% cent par rapport à l’année précédente. Néanmoins, Akpangi Attobra a indiqué que le pays ne serait pas en mesure d’atteindre son objectif de planter 12 000 hectares de nouvelles plantations en 2011 en raison de la crise. ”Nous avons pris beaucoup de retard dans la préparation des terres et les pluies sont déjà arrivés”, dit-il. Les autorités ivoiriennes avaient prévu de renouveler 300 000 hectares de plantations existantes et d’en ajouter 300 000 hectares de nouvelles d’ici 2018.

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