18 août 2009 - 15:31 |

Ile Maurice devrait acquérir 20 000 ha de terres au Mozambique

Elle les sous-louera à des investisseurs


(18/08/09) L’île Maurice a l’intention d’acheter 20 000 hectares de terres agricoles de première qualité au Mozambique pour apaiser les inquiétudes toujours plus grandes concernant la sécurité alimentaire sur cette île très dépendante des importations. Selon le ministre des Affaires étrangères, Arvin Boolell, le succès du projet au Mozambique servirait de tremplin à des investissements similaires dans d’autres parties du continent. -” En théorie, nous allons sécuriser une provision suffisante de nourriture, atténuer les chocs par rapport aux prix et réduire la spéculation commerciale»_ indique Arvin Boolell dans un communiqué vu par Reuters.
M. Boolell a expliqué que 5 000 hectares dans la province centrale du Mozambique étaient réservés pour l’île Maurice et que 10 000 hectares supplémentaires étaient disponibles dans le département de Marracuene, à quelque 70 km de Maputo. En outre, 5 000 hectares de plus font encore l’objet de négociations, a-t-il ajouté.
Le gouvernement mauricien qui avait déjà mis de côté un milliard de roupies ($31,75 millions) pour la création d’un fond de sécurité alimentaire dans son budget 2008/2009, a l’intention de prendre possession du bail de ces terres avant de les sous-louer à des investisseurs.
M. Boolell a indiqué que deux investisseurs importants s’étaient déjà fait connaître. Vita Grain Ltd, société singapourienne enregistrée au Maurice et qui y développe des variétés de riz hybride, a fait une proposition de $43,5 millions pour le site de 10 000 ha. En outre, Ning Group, une entreprise basée au Swaziland, connue surtout pour ses activités d’élevage de bétail et ses chaînes de restauration rapide, s’est aussi montré intéressé, confirme M. Boolell.
M. Boolell admet que pour les opposants, ces accords ont mauvaise presse et sont vus comme une forme de néocolonialisme. Cependant, il considère que les accords bilatéraux concernant les terres agricoles peuvent être bénéfiques pour les deux parties.«Ce n’est pas le moment pour nous de mettre notre mégaprojet en attente. Il nous faut rester vigilant et avoir une attitude plus sérieuse», poursuit-il.

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