18 septembre 2020 - 16:06 |

Le ministre en chef de la Sierra Leone produit son riz qui rapporte $ 1 million par an !

Nous sommes en présence d’une situation quelque peu inhabituelle. Le ministre en chef de la Sierra Leone, David John Francis, se tourne vers la riziculture, répondant ainsi au souhait du président Julius Maada Bio de lancer toute la classe politique dans l’agriculture et aider le gouvernement à réaliser une révolution verte grâce à l’autosuffisance alimentaire durable dans le pays, souligne The Sierra Leone Telegraph.

En effet, à Kenema, dans la ville natale du ministre en chef, ce dernier dirige une ferme rizicole de 180 hectares -l’équivalent de 220 terrains de football- et lance sa marque de riz « ECO Rice » dont la première récolte est en cours. Le riz du ministre présente la particularité d’être « une variété de riz nutritif hybride à rendement rapide de trois mois », peut-on lire. Chaque sac de 50 kg se vend 200 000 Leones (€ 17,30), un prix inférieur à ceux généralement pratiqués sur les marchés du pays. Le ministre ambitionne de multiplier les points de ventes de son riz dans l’ensemble des districts du pays, de développer plus de 1 000 hectares de terrains d’ici 2021 et de diversifier sa production grâce à la culture de concombres, de gambo, de poivre et d’œufs.

Il est à noter que la récole présente des difficultés face à la taille imposante de la ferme et sans mécanisation. L’occasion pour le ministre d’embaucher une main d’œuvre peu qualifiée et de générer des emplois. Le ministre décide donc d’effectuer la récolte manuellement grâce au travail de centaines de personnes -des femmes en grande majorité- jusqu’en février 2021.

Le média affirme que cette plantation conduirait à l’obtention de $ 1 million de bénéfices chaque année, si bien que le ministre deviendrait le premier millionnaire sierra léonais en dollar grâce à l’agriculture. Peut-on être certain de la véracité de ce chiffre ? Cela n’a aucune importance.

L’action du ministre se présente avant toute chose comme un exemple dans un pays où 70 % des habitants souffrent de la faim. La crise sanitaire mondiale a aggravé cette situation précaire en contribuant à l’augmentation des coûts des produits alimentaires importés. Le média rapporte que près de $ 200 millions sont dépensé chaque année en importation de riz, l’aliment de base du pays. L’ambition du président Bio est de réduire les importations de riz de 50 % d’ici 2023. 

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