18 octobre 2007 - 15:32 |

Le rendez-vous Matières du Jeudi

Dans le sillage de la forte hausse des cours du pétrole, plusieurs matières premières se sont appréciées. C’est le cas du caoutchouc, de l’huile de palme, du sucre.

(18/10/07)

CACAO Après des niveaux bas atteints la semaine dernière, les cours se sont légèrement appréciés en début de semaine pour se stabiliser. Le contrat mars s’affichait le 17 octobre à £ 962 (contre £ 941 la semaine dernière) la tonne tandis que celui de décembre s’établissait à £ 945.
En Côte d’Ivoire, selon les exportateurs, la maladie de la pourriture brune pourrait faire baisser la production ivoirienne de cacao de 75 000 à 100 000 tonnes. Les statistiques officielles prévoyaient la production de la saison principale (octobre-mars) à 950 000 tonnes. Au Cameroun les pluies torrentielles qui s’abattent dans les principales zone de production du cacao rendent difficile l’acheminement du cacao vers le ports. Ainsi depuis quinze jours, aucune fève n’ a été evacuee de Kimba.
Au Ghana, la Cocoa Marketing Co. Ltd (CMC), une filiale du Ghana Cocoa Board (Cocobod), a mis en place une courroie transporteuse automatique et augmenté les capacités de stockage dans les deux ports du pays, Tema et Takoradi (250 000 tonnes à 300 000 tonnes), afin de réduire les délais de chargement et d’embarquement du cacao.

CAOUTCHOUC Les cours du caoutchouc sur le marché à terme de la bourse de Tokyo sont fermes, soutenus par les prix du pétrole, le différentiel de change entre le yen et el dollar et les difficultés d’approvisionnement. Même si on a assisté dans le courant de la semaine sous revue à des reculs de cours sous la pression des prises de bénéfices. Le 16 octobre, la livraison de référence mars a progressé de 4,1 yens, soit 1,5% pour s’établir à 281,3 yens le kilo, soit un plus haut depuis 4 mois..
Du côté de l’offre, elle est limitée la saison des pluies en Thaïlande et en Malaisie tandis que les producteurs en Indonésie et en Malaisie ont stoppé leur activité pour célébrer la fin du Ramadan. Selon la Thaï Rubber Association, la production de caoutchouc en Thaïlande, premier exportateur mondial, devrait reculer de 1,5% à environ 3 millions de tonnes en 2007 par rapport à 2006. Au niveau de la demande, la consommation est forte en Chine et Inde.
Les exportations de caoutchouc naturel de Côte d’Ivoire sont en légère hausse, moins de 1%, de janvier à septembre 2007. Elles se sont établies à 138 8999 tonnes.

COTON Le marché du coton continu d’évoluer sur les mêmes niveaux depuis quelques séances en dehors des fluctuations des autres marchés. Le dernier rapport mensuel du Département américain de l’Agriculture (USDA), publié le 12 octobre. a revu à la hausse les perspectives de production à 18,015 millions de balle pour la production américaine (17,81 Mb lors du rapport de septembre) et 120,26 Mb (contre 117,18 Mb) pour la production mondiale. Les stocks mondiaux sont aussi augmentés à 55,01 Mb (contre 51,56 Mb). Seul élément positif, la progression de la consommation à 129,5 Mb (contre 127,78 Mb). Du côté des estimations sur la Chine, qui fait et défait le marché mais dont les statistiques sont plus qu’incertaines, les chiffres de production et d’importation demeurent inchangés tandis que les stocks progressent à 17,66 Mb (contre 13,76 Mb).
A noter aussi que l’Organisation mondiale du Commerce a estimé le 15 octobre que les mesures prises par Washington concernant les subventions au secteur du coton sont insuffisantes.

HUILE DE PALME Les cours de l’huile de palme ont atteint un plus haut le 16 octobre à 2791 ringgit ($ 826) la tonne le contrat de janvier sur la Bursa Malaysia Derivatives Exchange dans le prolongement de la hausse des cours de l’huile de soja et du brut. Le lendemain, les cours ont reculé avec la prise des bénéfices s’affichant à 2 735 ringgit. Depuis janvier 2006, le prix de l’huile de palme a presque doublé, mais cette huile est l’une des moins chères comparée à celle de soja ou de colza.

SUCRE Le sucre a fini à un plus haut depuis 2 mois le 16 octobre à New York à 10,15 cents le contrat de mars. Si les cours du pétrole se maintiennent à un niveau élevé, les analystes estiment que cela pourrait inciter les producteurs à produire plus d’éthanol. D’ores et déjà, les usines de transformation de sucre et d’éthanol de la région centre-sud au Brésil s’attendent à broyer un montant record de canne à sucre à 415 millions de tonnes cette saison.

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