18 novembre 2011 - 00:00 |

La Chronique Matières du jeudi

La demande pourrait sérieusement s’éroder

Les softs commodities sont très vulnérables à la situation macroéconomique mondiale, et en particulier à celle de la zone euro, une situation renforcée par l’appréciation du dollar, qui a atteint jeudi un plus haut d’un mois. En toile de fond aussi de sérieux doutes sur la demande. Toutes les matières premières sont baissières.
« Il a vraiment besoin d’un peu de stabilité macroéconomique avant les softs puissent commencer à s’échanger sur leurs propres fondamentaux, ce qui semblerait ne pas arriver de si tôt » souligne Keith Flury, analyste senior chez Rabobank
.

CACAO Pour le deuxième jour consécutif, les cours du cacao ont chuté à un plus bas niveau depuis 2,5 ans , le raffermissement du dollar et les ventes aux origines ont pesé sur les marché. Les cours pour le contrat de mars ont chuté de $31 à $ 2 505 à New York et de £4 à £ 1 6404 à Londres.

CAFE Pas grand chose de neuf en café, toujours le même yoyo sur le terme New York. Il semble que ce niveau 220/240 convienne à tout le monde souligne un courtier. L’activité est réduite à l’essentiel mais elle est constante. En lavé, la situation reste difficile principalement en raison de problèmes de logistique.
Au niveau des Robusta, la situation se détend très légèrement en Vietnam avec les rentrées locales de café. Mais, les prix restent tendus sur les premiers embarquements. Les autres origines sont totalement absentes entraînant une bonne activité sur le spot Europe.
Le Kenya table sur une hausse de ses recettes d’exportation de café en 2010/12 à 28 milliards de shillings ($277,7 millions), soit une hausse de 7% par rapport à 2010/11. La production en 2011/12 devrait atteindre 52 000 tonnes selon le ministère de l’Agriculture.
En Ouganda, les exportations en novembre devraient chuter de 13,8% 230 000 sacs de 60 kilos selon l’Uganda Coffee Development Authority (UCDA).

CAOUTCHOUC Après une récente hausse, les prix du caoutchouc à Tokyo ont chuté vendredi à 273,5 le kilo avec la prise des bénéfices. Le marché est soutenu par les perspectives d’une intervention des principaux producteurs, Thaïlande, Malaisie et Indonésie, pour enrayer la chute des prix. Les trois pays doivent se réunir ce week-end à Bangkok.

COTON Les cours du coton ont fortement chuté jeudi dans le sillage des autres matières premières et de l’appréciation du dollar, perdant $4 cents à 99,50 cents la livre pour le contrat de décembre. La Chine a été présente sur le marché depuis deux semaines, une présence qui s’est matérialisée dans le regain des ventes du coton américain. Elle achète sur le marché international mais aussi sur le marché intérieur afin de reconstituer ses réserves. Elles s’établiraient à environ 1 Mt, dont 800 000 à 900 0000 tonnes achetées depuis octobre. Néanmoins, les analystes estiment que les importations à venir devraient être moins importantes. Localement la Chine aurait acheté un peu plus de 585 000 tonnes. Un think tank proche gouvernementale a estimé le 14 novembre que la production de coton en Chine pourrait croître de 21% en à 7,55 Mt
Cotlook a révisé ses estimations de la consommation mondiale de coton en 2011/12 de 400 000 tonnes, dont 215 000 tonnes pour l’Inde, à 23,523 Mt. Les stocks de clôture devraient atteindre 3,556 Mt, doit plus de 500 000 tonnes de plus que l’estimation réalisée en octobre.

HUILE DE PALME Exception dans les softs commodities, l’huile de palme qui s’échange à des plus hauts de cinq mois, aux environx de 3 200 ringgits la tonne ($1 000), gagnant presque 3% cette semaine. Les perspectives d’une restriction de l’offre au quatrième trimestre et éventuellement au 1er trimestre 2012 avec l’entrée de la période de la mousson dans les principaux pays producteurs soutiennent les cours en dépit de la tourmente européenne. Le phénomène de la Nina pourrait accentuer les pluies, notamment en Malaisie. En outre, la demande en provenance de Chine et d’Inde demeure soutenue.

RIZ La disponibilité d’une offre compétitive de riz de Inde continue de déprimer la demande pour le riz en provenance de Thaïlande et du Vietnam. Grâce à l’intervention du gouvernement, les prix en Thaïlande demeurent stables à $620 la tonne tandis qu’ils fléchissent au Vietnam à $550-560 pour le 5% de brisures et à $505-510 pour le 25%. Depuis le mois de septembre, l’Inde a conclu des contrats de vente entre 1,5 et 1,8 Mt à un prix compris entre $430 et 460 la tonne.
La production mondiale de riz paddy devrait progresser de 3% à 721 Mt en 2011 (l’équivalent de 481 Mt d riz usiné) grâce à l’augmentation des superficies et à des rendements améliorées, estime la FAO. L’organisation a révisé à la hausse sa prévision du commerce du riz à 34,3 Mt, soit 9% de plus qu’en 2010, un niveau record alimenté par la forte demande d’importations en provenance d’Asie et d’Afrique.

SUCRE En dépit des achats de Malaisie et de Tunisie, les cours du sucre chutent perdant 2% à 24,04 cents la livre. Le marché est dans l’attente de savoir quel sera le montant des exportations indiennes. Une décision qui devrait intervenir le 21 novembre.
Dans un rapport publié jeudi, l’Organisation internationale du sucre (OIS) prévoit un excédent mondial de sucre de 4,46 millions de tonnes (Mt) en 2011/12, contre 1,19 Mt en 2010/11. En revanche, l’organisation n’est pas certaine qu’il se reproduira en 2012/13 et pencherait pour un équilibre du marché.
La Chambre d’agriculture de Maurice a revu à la baisse de 5% la production de sucre en 2011 à 410 000 tonnes en raison d’une période prolongée de sécheresse.

THE Les cours du thé sur le marché aux enchères au Kenya se sont contractés cette semaine avec une moyenne de prix pour les grades élevés de $2,90 le kilo contre $3,07 la semaine dernière.

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