18 décembre 2014 - 00:00 |

Agroindustrie/Palmiers à huile - Pour Sofiprotéol, l'huile de palme impliquerait un changement de cap

Dans le cadre d’une journée de réflexion sur les droits fonciers, notamment en Afrique, organisée à l’AFD par le Comité technique Foncier & développement, Catherine Bureau de Sofiprotéol a fait part de la réflexion menée au sein du groupe français quant à son entrée ou non dans la filière huile de palme en Afrique de l’Ouest.

A l’international, Sofiprotéol est actuellement présent au Maroc et au Sénégal avec pour modèle l’agriculture contractuelle, souligne l’attachée à la direction générale en charge des partenariats. Au Sénégal, il est impliqué dans la filière arachide avec 7 000 producteurs sur 10 0000 ha. Il est vrai, précise-t-elle, que le marché mondial des huiles est dominé par le palme notamment, et ”nous ne pouvons pas aujourd’hui ne pas nous poser de questions”, déclare Catherine Bureau.

Mais aujourd’hui, les modèles liés au palme sont des modèles en régie directe, ce qui impliquerait pour son groupe un véritable changement de cap quant à son implication dans la production.

Mesurant la complexité de l’impact sur les droits fonciers qu’un investissement dans une palmeraie implique, Catherine Bureau a salué l’élaboration par le Comité technique Foncier & Développement d’une grille d’analyse ex-ante des projets d’investissements agricoles à emprise foncière, et en a appelé notamment aux bailleurs, organismes de recherche, ONG à guider les entreprises comme Sofiprotéol dans ses investissements en régie directe dans les pays du Sud, notamment oues-africains.

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