19 février 2021 - 14:52 |

Le Lacuna Fund mise sur l’intelligence artificielle dans l’agriculture en Afrique

Le Lacuna Fund a annoncé, mercredi dernier, la mise en œuvre d’une série de projets dans le domaine de l’intelligence artificielle et du secteur agricole sur le continent africain, qui permettra d’évaluer les rendements et détecter les maladies dans plusieurs types de cultures essentielles dans l’alimentation de nombreux Africains, souligne le communiqué du Centre de recherches pour le développement international (CRDI).

Le Lacuna Fund est une initiative, cofondée par le CRDI, la Fondation Rockefeller et Google.org, lancée en juillet 2020 avec 4 millions dollars canadiens (€2,615 millions) pour soutenir « la création, l’expansion et la tenue à jour d’ensembles de données pour la formation ou l’évaluation de modèles d’apprentissage machine », peut-on lire.

Le Lacuna Fund vise à fournir aux scientifiques, aux chercheurs et autres entrepreneurs des ressources qui leurs permettent de produire des données qui répondent à des problèmes et des besoins urgents. Le Fonds s’intéresse à de nombreux secteurs et vise dans un premier temps : l’agriculture, la santé et les langues.

Dans le cadre de l’intelligence artificielle agricole, des projets répartis sur l’ensemble du continent africain ont reçu un financement pour produire des données qui aideront à répondre aux défis de la sécurité alimentaire, à stimuler les opportunités économiques, et offrir aux chercheurs, aux agriculteurs et aux décideurs politiques des données fiables et de meilleures qualités.

Les projets financés répondent à des besoins agricoles. Il s’agit plus précisément de gestion du bétail, des pêches, de la détermination des cultures, de l’estimation des rendements et de la détection de maladies dans les cultures nécessaires à la sécurité alimentaire : le manioc, le maïs, les haricots, les bananes, le millet perlé et le cacao.

Parmi les projets qui ont déjà débuté, on compte par exemple le financement du Lacuna Fund auprès d’ACRE Afrique et de l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) qui ont mis en œuvre le projet « Eyes on the Ground : Fournir des données de formations sur des modèles de qualité via smartphones ». Ce projet permettra d’utiliser des smartphones pour « créer un ensemble de données unique d'images de cultures géoréférencées ainsi que des étiquettes sur l'utilisation des intrants, la gestion des cultures, la phénologie, les dommages aux cultures et les rendements », souligne le site du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (CGIAR). Autre exemple, l'Université du Nigéria Nsukka construira un système de gestion de la qualité de l'eau de l'Internet des objets (IoT) surveillé et contrôlé à distance pour les étangs conventionnels et les systèmes d'étangs aquaponiques afin de générer des ensembles de données et ainsi de créer des modèles pour prédire le rendement des poissons en termes de gain de poids, de paramètres de qualité de l'eau et de consommation d'aliments.

Et ce n’est qu’un début, de nombreux appels à propositions sont en cours notamment en ce qui concerne les données d’observation de la Terre.

 

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