19 mars 2008 - 22:04 |

Côte d’Ivoire : sortie de crise !

Le ministre ivoirien de l’Economie et des finances, Charles Koffi Diby évoque la situation économique de son pays

(18/03/08)

Côte d’Ivoire : sortie de crise !

Lors du séminaire « Sortie de crise en Côte d’Ivoire » organisé par Ubifrance le 18 mars à Paris, le ministre ivoirien de l’Economie et des finances, Charles Koffi Diby, a fait le point sur la situation économique en Côte d’Ivoire et a lancé un appel aux investisseurs.

La paix et la confiance
Deux ingrédients sont nécessaires, à ses yeux, pour avoir une bonne économie : la paix et la confiance. Avec les accords de Ouagadougou, on constate un retour au calme avec un retour de la sécurité à un niveau 2, le reploiement de l’administration, notamment fiscale, sur le territoire. La plus grande difficulté demeure la fraude avec des frontières perméables. Sur le plan de la confiance, le ministre a insisté sur le fait que le solde primaire de base du budget 2007 avait été positif ; celui de 2008, avec un budget supérieur à FCFA 2 000 milliards en recettes et dépenses, devrait l’être aussi. La croissance devrait passer de 1,7% en 2007 à 2,9% en 2008. Le pays s’est engagé avec les institutions multilatérales dans un programme post conflit, a réduit ses arriérés et prône une bonne gouvernance.

2008 ?
Une augmentation du taux de croissance, prévu à 2,9%, un excédent budgétaire avec un solde primaire de base entre 6 et 8% avec l’objectif d’apurer l’ensemble des arriérés. En 2008, le fonds d’investissement rural, dont les ressources sont prélevés sur le café et le cacao), devrait permettre de réhabiliter l’ensemble des pistes rurales et de réaliser des investissements dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau potable et de l’électrification rurale.

Soutien aux entreprises
Le ministre Charles Koffi Diby a souligné que plusieurs mesures avaient été prises pour soutenir les entreprises : l’amnistie fiscale depuis 2002, d’un coût de FCFA 300 milliards pour l’Etat ivoirien, des subventions indirectes aux PME durement touchées qui consistent à l’abandon fiscal, abaissement du BIC à 27%, et une subvention directe aux entreprises très affectées par la crise d’un montant de FCFA 6 milliards. En outre, signe de retour au calme, est la réouverture en septembre prochain de l’école française Blaise Pascal.

L’objectif d’atteindre l’allègement de la dette
La Côte d’Ivoire veut au plus vite conclure un FRPC avec le FMI afin de pouvoir bénéficier de l’initiative PPTE. La dette absorbe actuellement environ 1/3 du budget laissant peu de marge de manœuvre au pays pour augmenter le taux d’investissement et améliorer les infrastructures.

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