19 avril 2007 - 00:00 |

Le président de l'ACA, Célestin Tiendrebeogo, donne ses priorités

Le président de l’ACA, Célestin Tiendrebeogo, donne ses priorités

Vous venez d’être élu pour deux ans comme président de l’ACA. Quelles sont vos priorités ?
Le programme d’activités à déjà donné le ton ne serait-ce que cette année. L’ACA n’est pas totalement implantée dans tous les pays, nous allons poursuivre le plan d’implantation de l’ACA dans d’autres pays, surtout dans les pays anglophones où il n’y a pas assez d’adhésion de ces pays. Nous n’avons pas pu accomplir le programme 2006, nous allons poursuivre cela au niveau de 2007. La Chine est devenue incontournable, c’est le plus gros consommateur de coton, nous allons entreprendre des démarches avec l’association des producteurs de coton en Chine pour un partenariat de manière à mieux sensibiliser sur la consommation de notre coton et avoir des éléments d’information sur la production, les besoins, la consommation chinoise de manière à ouvrir beaucoup plus de débouchés au niveau de la consommation de ce coton.
Les autres activités prévues sont la rencontre de nos agronomes pour développer des stratégies en matière d’intrants agricoles afin d’accroître les rendements aux champs pour nos producteurs. Car avec la crise nous diminuons les achats aux producteurs et les paysans doivent retrouver une certaine efficacité dans le rapport entre le prix du coton et le prix des intrants. Je crois qu’avec des concertations tout azimut avec nos chercheurs, nos développeurs et nos producteurs nous allons essayer d’améliorer la qualité, la productivité, la rentabilité de nos filières tout en menant notre combat contre les subventions imposées par les pays développés. L’ACA continuera à être associée aux négociations du cycle de Doha.

L’effort doit être à nouveau porter par le producteur pour améliorer sa qualité, sa productivité alors même qu’il a un prix moindre. N’y a-t-il pas d’autres solutions pour alléger le producteur ?
Quand vous prenez la structure des coûts de nos filières, avec l’exemple la Sofitex que je connais, 60% de notre chiffre d’affaires revient aux producteurs pour l’achat du coton. Deuxièmement vous avez des éléments de coût, des frais fixes sur lesquels nous ne pouvons pas agir : le coût des transport qui représente près de 20%, les coûts d’égrenage, les prix de l’essence. Et quand vous voyez les rémunérations du personnel, cela ne représente que 3% du chiffre d’affaires pour la Sofitex. Nous avons fait des efforts pour les réduire mais c’est limité.

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