19 juillet 2010 - 11:45 |

Standard Bank veut faire plus dans le financement de l’agriculture

Accompagner les fermiers sud-africains dans leur investissement sur le continent


(18/07/2010) Standard Bank envisage son financement sur les transactions foncières incluant la participation des agriculteurs d’Afrique du Sud, qui cherche des possibilités d’expansion à travers le continent pour des cultures d’exportation, a déclaré le 16 juillet la banque. Les fermiers sud-africains négocient des transactions foncières avec certains pays africains, y compris l’Egypte, le Mozambique, le Soudan et la Zambie, qui offrent des terres aux agriculteurs avec le objectifs d’augmenter la production agricole, de créer des emplois et favoriser la croissance de leurs économies.
Le plus important syndicat des agriculteurs du pays AgriSA a déclaré qu’il était en pourparlers avec certaines banques commerciales et les fonds d’investissement pour mettre en commun des ressources en commun afin de développer leurs activités agricoles sur le continent. A cette fin, Theo de Jager, président adjoint d’Agri SA a indiqué « Le Soudan a offert des terres disponibles dans la partie supérieure du delta du Nil, où se concentre la production de sucre tandis que l’Egypte a invité les agriculteurs sud-africains à investir dans la culture des fruits. Au Mozambique, ils nous offrent des terres pour augmenter la production de la canne à sucre pour les biocarburants, mais nous allons être en compétition avec des agriculteurs brésiliens. La Zambie a également offert des terres pour la culture du maïs »_En outre, AfriSA pourrait conclure un accord majeur avec la République démocratique du Congo ainsi qu’un contrat de location pour 35 000 hectares en Libye.
Jacques Taylor, directeur de l’agriculture à Standard Bank estime qu’il y a une demande mondiale croissante pour des productions en Afrique comme le cacao, le café, le thé et les cultures horticoles et qu’un certain nombre de fonds d’investissement cherchent à investir dans le foncier sur le continent. _«Il est clair que nous serions heureux de soutenir les agriculteurs d’Afrique du Sud dans leurs investissements au nord (de l’Afrique) »
, a t-il déclaré sans donner de chiffres sur le financement agricole. ”La majeure partie de notre exposition aujourd’hui est sur le marché des céréales tout simplement parce que c’est une dominante sur le marché en Afrique (mais) il n’y a pas une culture pour laquelle nous disons que nous ne la financerons pas », précise t’il.
Jacques Taylor estime que l’abondance des terres disponibles en Afrique a permis de mettre l’accent sur le développement de l’agriculture sur continent le plus pauvre du monde, où la production agricole a été en hausse constante. Il précise que des pays comme la Zambie, qui s’attend à une récolte exceptionnelle de maïs en 2009/10, sont les mieux placés pour exporter des céréales vers la République démocratique du Congo (RDC). Ces opérations vont se multiplier dans les deux à trois ans à venir, estime Jacques Taylor ajoutant que la plupart des pays africains ont l’année dernière changé d’orientation en optant pour la sécurité alimentaire voulant s’affranchir de la dépendance de l’aide alimentaire. ”Nous ne pouvons pas dire que nous sommes autosuffisants, je pense qu’il faudrait encore quelques années pour en arriver là », estime t’il en pointant que le manque d’infrastructures est le défi majeur pour la croissance du secteur agricole de l’Afrique.

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