19 juillet 2019 - 17:32 |

Le PACKIK pour booster la filière karité au Burkina

Le ministre du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Harouna Kaboré, a lancé hier à Ouagadougou le Projet d’appui à la compétitivité des produits de la filière karité au Burkina Faso (PACKIK) qui vise à améliorer l’exportation, la compétitivité des acteurs, la création d’emplois dans la filière. Le coût est  de $ 3, 4 millions (soit plus FCFA 1,7 milliard) financé à 44% par le Cadre intégré renforcé, 43% par la coopération luxembourgeoise, et 13 % par l’Etat burkinabè, souligne lefaso.net.

Plus précisément, parmi de nombreux objectifs, le Projet vise à renforcer la chaîne de valeur et les capacités des organisations professionnelles de la filière karité, augmenter les quantités et qualités et améliorer l’accès aux financements des groupes et des coopératives, sur une durée de trois ans allant de 2019 à 2021.

Le potentiel de production de karité dans le pays est estimé à 1 250 000 tonnes d’amandes par an, mais n’est exploitée qu’à 32 %. Les capacités d’exportation annuelle représentent 300 000 tonnes d’amande et 12 000 tonnes de beurre de karité. En outre, la filière fait vivre près de 3 millions de femmes.

L’investissement dans la filière au Burkina participe à un mouvement de restructuration qui semble toucher la filière dans toute la région ouest-africaine. Ainsi, au début du mois, les négociants nigérians en beurre de karité se sont engagés à investir entre $ 20 et $ 30 millions dans cinq à huit usines de traitement à travers le paysa ; au Bénin, un projet de connectivité des zones rurales qui vise à renforcer l’efficacité de certaines chaînes de valeur dont le karité a été lancé ; au Mali, la Société financière internationale (IFC) a accordé un prêt de € 2,5 millions à Mali Shi afin de construire la première usine moderne de transformation de karité en beurre du pays.

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