20 mars 2020 - 17:11 |

L’Afrique de l’Ouest sera-t-elle touchée à son tour par les invasions de criquets pèlerins ?

Bien qu’elle soit encore faible, il existe une probabilité pour que les criquets pèlerins -qui dévastent les cultures d’Afrique de l’Est depuis plusieurs semaines- atteignent les pays d’Afrique de l’Ouest au début de l’été. L’Afrique centrale ne semble pas être menacée, souligne SciDev.net.

En effet, si les criquets se déplacent vers le Nord depuis le Kenya en direction du Soudan, il est probable qu’ils se dirigent vers l’Ouest jusqu’en Mauritanie où ils devraient arriver à temps pour le début de l’été, pour la saison des pluies (les criquets pèlerins se reproduisent durant la saison des pluies). En outre, le Niger, le Mali et la Mauritanie sont trois pays qui abritent des aires de reproduction du criquet pèlerin, il vit en permanence dans ces zones, se reproduit, forme des essaims et se déplace sur de très grandes distances. Chaque essaim peut contenir des dizaines de millions d’insectes capables de provoquer des dommages considérables.

Pour l’instant, il n’existe aucune menace.  L’espoir réside dans le fait qu’il n’y ait pas de ponte d’œufs trop importantes durant la prochaine saison des pluies et que des moyens vont être mis en œuvre pour empêcher une crise acridienne rapidement, c’est-à-dire durant les mois d’avril et mai. Une surveillance est établie car il est possible de recevoir des essaims en provenance d’Afrique de l’Ouest qui n’auraient pas pu être contrôlés. Une crainte soulignée par Idrissa Maiga, entomologiste spécialiste du criquet au Centre régional Agrhymet de Niamey (Niger) et relayée par SciDev.net.

La FAO a mis en place avec les pays d’Afrique de l’Ouest un Centre national de lutte antiacridienne (CNLA) qui veille à ne pas reproduire les mêmes catastrophes qu’en Afrique de l’Est. « Ces équipes sont bien formées et ont des équipements nécessaires pour faire le suivi et la surveillance, et aussi pour traiter les populations de criquets en cas de besoin. C’est une lutte préventive qui permet de confiner le criquet dans son habitat naturel », peut-on lire. De même le Centre régional Agrhymet de Niamey élabore un outil capable d’anticiper les crises acridiennes. Il n’est pas achevé, mais il permettra de déceler les divers mécanismes grâce auxquels les criquets se développent et permettra de prévenir des divers départs d’invasions.

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