20 avril 2018 - 09:15 |

L'Afrique doit doubler sa production de manioc pour se nourrir d'ici 2050

Le directeur du Partenariat mondial du manioc pour le 21ème siècle (GCP21), Claude Fauquet, affirme que l'Afrique doit doubler sa production de manioc pour éviter une crise alimentaire majeure d'ici 2050.

Lors d'une conférence de presse à Lagos, Claude Fauquet a qualifié d’inacceptables les faibles rendements du manioc en Afrique et a appelé les pays membres à investir dans la culture pour y remédier. Bien que représentant 55% de la production mondiale de racines de manioc, l’Afrique détient le rendement par hectare le plus bas du monde à environ 10 tonnes à l'hectare, contre 21 t/ha pour l'Asie.

Inverser la trajectoire n’est pas insurmontable mais exige des investissements accrus dans la recherche et les innovations, la création d'un cadre politique favorable, le développement des prêts aux agriculteurs à un coût moins élevé et l’introduction de la mécanisation sur toute la chaîne de valeur. La gestion des mauvaises herbes, de bonnes pratiques agronomiques et l’application appropriée d’engrais sont aussi nécessaires souligne Claude Fauquet. « Si nous faisons cela, alors doubler le rendement en manioc ne sera pas un rêve mais une possibilité », a-t-il dit.

La quatrième Conférence internationale sur le manioc, qui se déroulera du 11 au 15 juin à Cotonou au Bénin sur le thème «Transformation du manioc en Afrique», où quelque 300 participants sont attendus - des décideurs, des scientifiques, des agriculteurs, des transformateurs, des utilisateurs finaux, des chercheurs, le secteur privé et des bailleurs de fonds – sera l’occasion de mettre en pratique ses orientations et d’échanger sur le manioc.

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Commentaires

La problématique est bien posée. L'engagement de tous les acteurs de la chaîne de valeur est demise

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